Voltaire

  • A PARAITRE LE 16 AVRIL 2007

    Jean-Christophe RYCKMANS,

    L'ESPOIR AU BOUT DE LA RUE

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    CPCS est une ONG née de l'initiative d'un étudiant en journalisme, Jean-Christophe Ryckmans. À dix-sept ans, il était venu pour la première fois au Népal, avec d'autres jeunes, pour y construire une école dans un village. Ce qu'il découvrit alors le détourna de ses études… A dix-huit ans, il repartait sur les contreforts de l'Himalaya pour y créer une ONG de terrain.

    D'un refuge précaire offert, sous la pression de l'urgence, à une quinzaine d'enfants des rues, dans une maison de la banlieue de la capitale népalaise, à une ONG qui, sept ans plus tard, dispose de onze centres, implantés à Katmandou et dans plusieurs autres villes du Népal, et s'occupe de quelque huit cents enfants et adolescents, quelle énergie déployée !

    Le livre L'Espoir au bout de la rue, par lequel Jean-Christophe Ryckmans nous relate son épopée humanitaire népalaise, paraît chez Memogrames le 16 avril prochain. Il sera proposé aux publics belge et français au prix de 20 €, dont un euro est systématiquement et intégralement versé à l'ONG. Évidemment, les exemplaires vendus directement par CPCS International et ses divers relais alternatifs seront nettement plus rémunérateurs. Jusqu'à près de 10 € à destination des enfants des rues. Ainsi, ce livre informera non seulement le lecteur curieux du fonctionnement et des réalisations de l'ONG créée par ce jeune Bruxellois un peu fou, mais participera aussi activement à son fonctionnement. Pour que l'espoir soit effectivement au rendez-vous, au bout de la rue, pour ces centaines d'enfants qui y (sur)vivent dans des conditions que nous avons souvent difficile à imaginer.  

     

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  • CENSURE A LA LIBRAIRIE WALLONIE-BRUXELLES

    LA MINISTRE FADILA LAANAN S'ETONNE !

    Dès ce 22 mars, la Ministre de la Culture a réagi au courrier que nous lui adressions le 19 afin de dénoncer la censure dont Memogrames fait l'objet de la part d'Éliane HUBER, la fonctionnaire directrice de la Libraire Wallonie-Bruxelles à Paris. La Ministre nous précise notamment : "J'ai bien reçu votre courrier du 19 mars dernier. Sincèrement, il m'étonne. Vous êtes le premier à réagir ainsi sur l'accueil de la Librairie Wallonie-Bruxelles. Ceci étant, que vous soyez le premier n'enlève rien à l'importance du signal et je poserai toutes les questions qui s'imposent. En effet, j'ai à cœur que ce magnifique outil parisien soit une scène et une vitrine pour nos auteurs et nos éditeurs. (…) Et la Ministre de nous assurer qu'elle attend un rapport circonstancié du Service de la Promotion des Lettres quant aux méthodes que nous avons dénoncées. Une réaction politique ferme et rapide dont nous ne pouvons que nous réjouir. Nous en sommes, bien évidemment, reconnaissants à la Ministre Fatila Laanan.

    À Paris, sur le stand Wallonie-Bruxelles du Salon du Livre, nous avons régulièrement croisé, durant tout le week-end écoulé, la fonctionnaire libraire objet de notre courroux : d'évidence, elle n'ignorait rien de nos démarches. Mais aucun élan de raison ne l'a conduit vers nous afin de nous proposer de repartir sur de saines bases et d'accueillir, par exemple, au plus vite, rue Quinquenpoix, notre dernier titre : Primo Levi : entre écriture et traduction. Un document pourtant d'une actualité littéraire évidente à quelques jours du vingtième anniversaire de la mort du grand écrivain juif italien.    

     

  • Communiqué à la presse - 21 mars 2007

    Officiellement vitrine active et tête de pont de l'édition francophone belge en France...

    LA LIBRAIRIE WALLONIE-BRUXELLES A PARIS

    CENSURE LES EDITIONS MEMOGRAMES

     

       À l'occasion de la Foire du Livre de Bruxelles, certains éditeurs, subtilement candides, posaient la question de l'efficacité du Service de Promotion des Lettres de la Communauté Wallonie-Bruxelles (n.b. 24 fonctionnaires, dont le coût de fonctionnement est supérieur aux subsides qu'ils ont à allouer à l'édition…). Voici venu, à l'occasion du Salon du Livre de Paris, le temps de dénoncer les attitudes arbitraires et discriminatoires de la directrice de la Librairie Wallonie-Bruxelles installée 46, rue Quinquenpoix , à deux pas du Centre Pompidou.

       Le site web de cette librairie – www.librairiewb.com - explique : " Située au cœur de Paris, à Beaubourg, la Librairie Wallonie-Bruxelles est la vitrine active et la tête de pont en France du livre belge francophone. Elle dispose de l'assortiment le plus complet de nouveautés et d'ouvrages de référence, généralistes ou spécialisés, d'auteurs et d'éditeurs de Belgique." Et le catalogue du CGRI  "Éditeurs Wallonie-Bruxelles" édition 2007 qui sera distribué sur le stand Belgique Wallonie-Bruxelles au Salon du Livre de Paris, de confirmer : "La librairie Wallonie-Bruxelles, adossée au Centre Wallonie-Bruxelles, propose l'ensemble des ouvrages édités par les maisons d'édition de la Communauté et les livres des auteurs de la Communauté sortis dans des maisons d'éditions françaises et francophones. (…)"

       Memogrames – les éditions de la mémoire, maison d'édition bruxelloise dont l'activité éditoriale a démarré fin 2005 et qui compte déjà 17 titres à son actif, n'est pourtant pas présente sur les rayons de la Librairie Wallonie-Bruxelles, nonobstant les démarches personnelles de son directeur depuis décembre 2005 et l'insistance de son diffuseur français, les éditions Ivoire-Clair.

       Memogrames a pourtant reçu un n°d'éditeur de la BRB. Il est présent à la Foire du Livre de Bruxelles et au Salon du Livre de Paris depuis 2006. Il est membre de l'asbl Edilib (les éditeurs littéraires de Belgique). Ses ouvrages sont commentés régulièrement par la presse et ont fait l'objet de recensions dans Le Carnet et les Instants. Memogrames est également repris dans le catalogue annuel de l'édition, que publie le CGRI. Et, de toute évidence, l'éditeur berchemois ne publie ni livres pornographiques, ni ouvrages xénophobes, racistes ou révisionnistes. Toutefois, Memogrames est censuré au 46 de la rue Quinquenpoix, dans un lieu réputé proposer "l'ensemble des ouvrages édités par les maisons d'édition de la Communauté" et subsidié à ce titre par la Communauté française, la Région wallonne et la COCOF.

       Luc Verton, le fondateur et directeur de Memogrames, a donc décidé d'écrire à la Ministre de la Culture, Fadila LAANAN, pour dénoncer le pouvoir discrétionnaire de censure dont semble investie la directrice de la Librairie Wallonie-Bruxelles à Paris, Madame Eliane HUBER. Il a également adressé copies de sa missive à Marie ARENA, Ministre-Présidente, à Michel DAERDEN, en sa qualité de Ministre du Budget, ainsi qu'à Françoise DUPUIS, la Ministre bruxelloise en charge de la culture au sein de la COCOF. Il espère à présent que les dirigeants politiques pourront faire entendre raison à la fonctionnaire en poste à Paris et que, désormais, "l'ensemble des ouvrages édités par TOUTES les maisons d'édition de la Communauté" trouvera place dans "la vitrine active et la tête de pont en France du livre belge francophone."

     

    La lettre adressée à la Ministre de la Culture Fadila LAANAN :

        Madame la Ministre,

     

       D'ici quelques jours, le Salon du Livre de Paris 2007 ouvre ses portes. Les éditeurs francophones de Belgique ont le privilège que les pouvoirs publics de la Communauté Wallonie-Bruxelles, de la Région wallonne et de la Cocof en Région de Bruxelles-Capitale conjuguent leurs efforts afin d'y présenter un stand collectif qui, par sa superficie et sa qualité, n'a rien à envier à nombre d'espaces similaires initiés par les régions de France. Mais le Salon est éphémère… Dès lors, peut-on se réjouir de disposer d'un outil permanent, d'initiative publique lui aussi, pour assurer la présence de l'édition francophone de Belgique au cœur de la capitale française : la Librairie Wallonie-Bruxelles.

       C'est, en tout cas, ce que nous imaginions fin 2005 chez Memogrames, quand nous avons démarré notre activité éditoriale. Pourquoi imaginer qu'il en soit autrement en découvrant le site Web de ladite librairie : "Située au cœur de Paris, à Beaubourg, la Librairie Wallonie-Bruxelles est la vitrine active et la tête de pont en France du livre belge francophone. Elle dispose de l'assortiment le plus complet de nouveautés et d'ouvrages de référence, généralistes ou spécialisés, d'auteurs et d'éditeurs de Belgique."

       Depuis lors, nous déchantons : lors d'une première rencontre, fin 2005, sur le stand Wallonie-Bruxelles au Salon du Livre de Jeunesse de Montreuil, la directrice de la librairie, Madame Eliane Huber, nous affirma que nos ouvrages de littérature générale n'avaient pas leur place au 46 de la rue Quinquenpoix, où l'on promotionnait essentiellement les ouvrages consacrés à la danse, à l'art et à l'architecture. Nous nous étonnâmes d'un choix aussi restrictif et prirent nos dispositions pour assurer la diffusion de nos titres en France… sans l'aide de la Communauté française de Belgique et de ce que nous imaginions en être l'instrument primordial pour les livres.

       De passage à Paris à la Toussaint 2006, nous avons fait un crochet par la librairie Wallonie-Bruxelles : nous y avons trouvé en abondance tous les genres littéraires, de la poésie à la bande dessinée. La vitrine de la librairie m'a fourni d'ailleurs un argument de taille : y trônait un exemplaire de la réédition chez Labor de La Légion du Sous-Sol, roman d'Eugène Mattiato paru en 1958. Memogrames a publié un roman inédit du même auteur, Fils de Houilleur, en juillet 2006, et escompte éditer ses autres romans inédits.

       Madame Eliane Huber étant présente, je l'abordai d'emblée, lui soumit l'ensemble de nos titres et lui fit remarquer que Mattiato avait sa place aux côtés de Mattiato. Elle ne se souvenait pas de notre entrevue à Montreuil, ni des ouvrages que je lui avais adressés par voie postale. Elle ne m'avait pas vu, ni mes livres, sur le stand Wallonie-Bruxelles lors du Salon du Livre de Paris, en mars 2006. Et ne connaissait pas notre maison d'édition, malgré la recension de certains de nos ouvrages dans Le Carnet et les Instants et notre référencement dans le catalogue publié par le CGRI. Et, parade suprême, il me fallait un diffuseur français pour être admis sur les rayons de la Librairie Wallonie-Bruxelles… La directrice des éditions Ivoire-Clair, notre diffuseur en France, a contacté Eliane Huber à huit reprises suite à ma visite,en vain : pas le temps, on prépare Montreuil… Pas le temps, on rentre de Montreuil…., Pas eu le temps de consulter le site de Memogrames, et finalement… Pas intéressée.

       Pas intéressée, Madame Eliane Huber… Comme s'il s'agissait d'une libraire privée à la vision hexagonale étriquée et affichant le plus total mépris pour toute littérature française hors de France ! Pas intéressée, Madame Eliane Huber… Comme si Memogrames publiait du livre pornographique ou encore des textes xénophobes, racistes et révisionnistes ! Pas intéressée, Madame Eliane Huber… Comme si cette fonctionnaire en poste à Paris grâce aux subsides de la Communauté Wallonie-Bruxelles, avec mission de promouvoir "l'assortiment le plus complet de nouveautés et d'ouvrages de référence, généralistes ou spécialisés, d'auteurs et d'éditeurs de Belgique", disposait d'un pouvoir arbitraire et absolu pour refuser à un éditeur francophone bruxellois le soutien des pouvoirs publics francophones de son pays.

       Pourtant, je reste, étant de nature optimiste, persuadé que la Librairie Wallonie-Bruxelles est " la vitrine active et la tête de pont en France du livre belge francophone" accessible à TOUS les éditeurs de Wallonie et de Bruxelles, Memogrames y compris. Je suis convaincu que vous aurez à cœur de donner instructions pour qu'il en soit ainsi.

       Je vous remercie pour l'accueil que vous réserverez à notre missive et pour la suite que vous voudrez bien y donner.  Je vous invite à agréer, Madame la Ministre, l'expression de ma plus haute considération.

                                                                                         Luc VERTON, directeur de Memogrames

     

  • POSTE & EDITION : PETITIONS EN FRANCE & EN BELGIQUE

       A l'occasion de la Foire du Livre de Bruxelles, l'association REZOLIBRE, qui regroupe certains petits éditeurs indépendants, a lancé une version belge de la pétition initiée en France par les Éditions Atelier du Gué. Memogrames a signé cette pétition et vous invite à vous joindre aux signataires. Vous trouverez la pétition pour la France (déjà plus de 4000 signatures) à l'adresse suivante :

    http://www.cynthia3000.info/petition/index.php?petition=3   

    Voici le texte de la pétition pour la Belgique (plus de 500 signatures) :

       La Poste est un des outils privilégiés de diffusion des livres et revues littéraires des éditeurs indépendants, auprès des librairies, des biblio-thèques et du public. Or, les aménagements à La Poste, la libéralisation de certains services, les fermetures des bureaux et un tarif préférentiel rarement appliqué mettent aujourd'hui l'existence des éditeurs indépendants en danger. Ceci porte préjudice aux écrivains, à la création littéraire, aux éditeurs, aux libraires, aux lecteurs, comme à toute la chaîne du livre (graphiste, photographe, imprimeur,….)

       Il existe en Belgique un tarif à taxe réduite pour les éditeurs en envoi international, malheureusement ce tarif n'est pratiquement jamais appliqué par méconnaissance des guichetiers. De plus, ces envois ne sont pas prioritaires et ne sont pas enregistrés (trackés). Enfin, il n'existe pas en Belgique de tarif à taxe réduite pour les éditeurs en envoi national.

       Cette situation remet en question la pérennité de l'édition indépendante, et par voie de conséquence, entrave le droit d'expression, réduit l'économie du livre et affaiblit la démocratie. Des centaines de petites structures éditoriales en Belgique et en France sont aujourd'hui contraintes à restreindre ou à cesser leur activité. Les soussignés s'inquiètent de cette situation et demandent à la direction de la Poste et au Ministre de Tutelle, Monsieur Bruno Tuybens de créer un tarif préférentiel, rapide et enregistré, sans inscription préalable, facilement accessible, pour les livres et revues, afin de garantir pour demain la diversité culturelle et la libre circulation des idées.

       Cette pétition sera remise au ministre de tutelle et aux responsables régionaux, ainsi qu'à la direction de la Poste. SIGNEZ-LA vous aussi à l'adresse suivante : http://www.rezolibre.com/petition/php/index.php

  • Dépôt légal : quand la Poste oublie qu'il y a dispense...

    De deux envois à la Bibliothèque Royale de Belgique, effectués le même jour via la même boîte aux lettres et comportant la même étiquette mentionnant les coordonnées du Dépôt légal, ainsi qu'une même mention reprenant toutes les références relatives à la dispense d'affranchissement, l'un est parvenu sans encombre à l'Albertine, tandis que l'autre nous était réexpédié avec un avis d'af-franchissement manquant : pourquoi pas puisque le surréalisme belge ne se démode pas ! Le service de réclamation de la poste ayant très mal accueilli notre appel de réclamation, nous avons écrit au Directeur général de la B.R.B., Monsieur Patrick LEFEVRE, afin qu'il rappelle lui-même à la direction de la Poste  la pérennité de l'autorisation 2250 – code 038100 – instruction de la Poste – 3e volu-me – art. 625. :

    (…) Par la présente, je souhaite attirer votre attention sur la difficulté grandissante pour les éditeurs à vous adresser sous pli postal non affranchi, comme légalement prévu, les ouvrages destinés au Dépôt légal.

    J'en veux pour preuve le dernier envoi que j'adresse à vos services, contenant le catalogue Aux Portes du Temple. L'enveloppe, dont l'étiquette mentionnant les coordonnées postales de la Bibliothèque Royale comporte explicitement la mention "autorisation 2250 – code 038100 – instruction de la Poste – 3e volume – art. 625", me revient ce 14 mars, avec un avis m'enjoignant de compléter l'affran-chissement manquant et de poster à nouveau.

    Le service Clientèle de la Poste, contacté téléphoniquement, semble peu enclin à gérer le problème, sauf à me conseiller de redéposer l'envoi dans un bureau de poste en m'assurant que le préposé au guichet a connaissance de la réglementation en vigueur (ce qui n'empêchera pas Bxl X de le bloquer à nouveau) …

    Je fais donc l'effort financier de vous réexpédier ledit ouvrage sous pli affranchi. En contrepartie, je souhaiterais que vous interveniez auprès de la Direction des Postes afin que cette prérogative d'envoi non affranchi vers le Dépôt légal soit effectivement et systématiquement respecté. (…)  (Affaire à suivre…)

  •  UNE INTERVIEW INEDITE DE PRIMO LEVI

    PRIMO LEVI : Entre écriture et traduction

    Livre de 80 pages au format 22 X 22 – ISBN 2-930418-22-2 – 13,00 € - Interview réalisée par Catherine Petitjean – préface de Philippe Mesnard - le texte de l'interview en italien, anglais et français

     Primo leviA l'occasion du vingtième anniversaire du décès de l'écrivain juif italien, Memogrames ( les éditions de la mémoire) publie une interview inédite, réalisée en 1980 à Turin.  Primo Levi est né à Turin en 1919, dans une famille de la petite bourgeoisie aux origines juives. Il est mort tragiquement à son domicile de Turin le 11 avril 1987, en chutant dans l’escalier. Suicide selon certains, simple accident selon d’autres… Diplômé en chimie en 1942, le jeune Levi rejoint la résistance. Il est arrêté le 13 décembre 1943 à Brusson, dans le Val d’Aoste, dans une rafle de la milice fasciste et expédié vers le camp de concentration italien de Fossoli. En février 1944, livré aux Allemands parce que juif, il est déporté à Auschwitz III, alias Monowitz, à six kilomètres du camp principal. Il y reste jusqu'à la libération du camp par les Russes en janvier 1945. Après la fin de la guerre, il épouse Lucia Morpurgo, dont il aura deux enfants. Il travaille dans une entreprise de chimie (peinture et vernis) dont il devient le directeur, et où il reste jusqu'à la retraite.

       Il commence à écrire dès 1947. Son premier ouvrage, Si c'est un homme, a frappé les esprits en étant publié très peu de temps après la fin de la guerre. Il consiste principalement en un récit de la survie de son auteur dans les camps de concentration et en une première analyse de la terrible situation à laquelle les prisonniers y étaient soumis, qui l'amène à affirmer que : « Le seul fait qu'un Auschwitz ait pu exister devrait interdire à quiconque, de nos jours, de prononcer le mot de Providence ». Le livre fut longtemps méconnu avant d'être considéré aujourd'hui comme un chef d'œuvre. Ce livre a notamment été écrit pour survivre à son passé, à la douleur et à la souffrance qui le suivait. L’œuvre de Primo Levi est largement composée de nouvelles mi-réalistes, mi-fantastiques, souvent imprégnées de souvenirs de sa vie de concentrationnaire, de juif italien ou de chimiste.

     

    Interview de Catherine PETITJEAN :

    Primo Levi, écrivain et chimiste, Juif et Italien, est aujourd’hui un auteur incontournable de la littérature européenne. Que représente-t-il pour vous ?

       J’avais vingt-trois ans lors de notre rencontre, je n’avais pas conscience que je rencontrais un homme aussi exceptionnel. Mon travail préparatoire à nos séances de relecture d’une traduction destinée à mon mémoire de fin d’études était centré sur l’écriture, SON écriture. Au bout du premier après-midi, j’étais mise en confiance et d’autre part, je m’étais déjà remise en question au sujet de l’importance des mots. Il m’a éveillée à la « conscience », à l’attention ou la vigilance.

     Beaucoup de professeurs et d’écrivains ont examiné son œuvre et étudié en profondeur ses ouvrages. En quoi la plaquette que vous publiez aujourd’hui chez Memogrames peut-elle être différente ?

    Ce petit livre n’a certainement pas la prétention de s’ajouter aux excellents ouvrages d’études parus jusqu’à ce jour. Il est des écrivains et des maîtres de conférence spécialisés sur le sujet, comme Philippe Mesnard, François Rastier et Daniela Amsalem. Mon but, en publiant cet interview, est de donner un témoignage fidèle d’un échange entre un homme marqué par une expérience « indicible » à laquelle il a donné des mots justes, et une étudiante qui se pose des questions sur l’écriture et la traduction qui deviendra son métier.

     Et votre position quant à son suicide ?

    Je sais qu’elle peut paraître catégorique et réductrice. Toutefois, il me semble vraiment paradoxal qu’un homme qui a dédié toute son existence après Auschwitz à écrire, expliquer, décortiquer, analyser et écrire le fruit de ses travaux, soit parti sans explication, sans un bruit. Lui qui a passé sa vie à être un témoin fidèle et attentif, tant à l’écriture qu’à la réception de son témoignage, ne peut pas s’être donné la mort sans explication. Il a toujours été un homme pudique, réservé, timide, mais certainement pas un homme muet. Sa mort s’est déroulée dans le silence d’une cage d’escalier. Le témoin de l’indicible par excellence est parti sans témoin de son départ. Un simple rapport de police, reprenant les termes de « chute de hauteur » et qui conclut que Primo Levi s’est « PROBABLEMENT suicidé », ne peut pas devenir SA vérité. Il faut laisser le doute intact et respecter le mystère dont sa mort est entourée.

     Lorsqu’on écoute l’interview, on est saisi de la vitesse avec laquelle Primo Levi s’exprime. Cet homme était-il à ce point pressé ?

    Pas vraiment, il a un débit rapide, certes, mais beaucoup d’italiens parlent vite. Il ne perdait pas de temps en conjectures, il réfléchissait avant de parler, mais c’était un homme qui était également très spontané. Très vif d’esprit et à la répartie facile.

     Selon vous, Primo Levi pouvait-il dissocier son acte d’écrire de sa propre condition humain ?

    Non, je ne le pense pas. Depuis son enfance, il était entouré de livres. Son père veillait à ce qu’il touche à toutes sortes de littératures. Il avait encore tous les livres de son père.

     Pouvait-on dire que Primo Levi était un écrivain engagé ?

    Pas pour toutes ses œuvres, car la fiction ne traduit pas son engagement de mémoire. Les livres comme Si c’est un homme, La Trêve, I sommersi e i salvati, oui, ce sont des œuvres qui lui ont été dictées par un devoir de Mémoire, il le dit très souvent. Il dit même qu’il n’a pas écrit ces livres-là par plaisir.

     Dans quelques années, il n’y aura plus un seul témoin direct des camps nazis. Peut-on écrire l’histoire des témoins sans les trahir ?

    C’est une question très délicate. Je ne parlerais pas de trahison, mais d’imprécision, de manque de réalisme. Seuls ceux qui ont vécu les camps peuvent en parler réellement. Pourtant, je pense qu’il est possible de parler des camps et de l’horreur, de façon à toucher le lecteur, jeune ou vieux, de manière à ce que le « plus jamais ça » reste gravé dans la volonté sociale et politique de nos pays.

     Félix Zandman, un autre scientifique renommé, a écrit « il y a toujours un lendemain ». Primo Levi aurait-il pu écrire comme cela ?

    Je pense que les besoins des deux hommes étaient différents. Félix Zandman s’est attaché à démontrer que le lendemain existe, qu’il est possible de vivre et de se reconstruire. Primo Levi a écrit pour témoigner d’une situation et n’a pas parlé de son propre parcours psychique comme Zandman. L’écriture était sa thérapie, et il ne l’a pas décrite en tant que telle.

     

     

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  • VISAGES DE LA FRANC-MACONNERIE A TOURNAI

    visagesL'exposition Deux Siècles de Franc-Maçonnerie à Tournai, qui devait se clôturer initialement ce début mars, a été prolongée jusqu'au dimanche 18 mars, en raison de son succès. Un succès que partage notre ouvrage Visages de la Franc-Maçonnerie à Tournai : alors que de nombreux visiteurs de la Foire du Livre de Bruxelles nous l'achetaient sur le stand, il y a même eu pénurie au musée des Beaux-Arts de Tournai et à la librairie Decallonne le week-end dernier. L'un et l'autre lieu seront à nouveau en mesure de satisfaire les lecteurs intéressés dès ce mercredi 7 mars. En Hainaut, il est aussi en vente à la librairie Chanteclerc à Ath, mais peut être commandé auprès de toute bonne librairie. L'ouvrage est également disponible en permanence à Bruxelles, chez Télélivre, où Jiri Pragman le dédicacera ce dimanche 11 mars après-midi, et chez Promothée, rue de Laeken. Enfin, les visiteurs de l'exposition maçonnique Aux Portes du Temple, qui vient d'être inaugurée dans les locaux du Musée Wellington à Waterloo, pourront trouver ce livre, aux côtés du catalogue de ladite expo, publié également par Memogrames, et des livres maçonniques publiés dans notre collection Hiram ou diffusés par nos soins, à savoir ceux des éditions Ivoire-Clair. Nous reviendrons prochainement sur cette exposition, accessible jusqu'au 26 juin 2007.

  • FETE DU LIVRE A LIEGE (SERAING)

    logo fete livre seraingLa Foire du Livre de Bruxelles vient à peine de fermer ses portes, que Memogrames sera en Principauté de Liège, pour la Fête du Livre, le week-end des 10 et 11 mars 2007. L'événement se déroule sur le site du Val-Saint-Lambert, à Seraing, de 10 à 18h.00. S'y côtoient, dans une ambiance conviviale typique du Pays de Liège, les bouquinistes, les éditeurs, les auteurs et illustrateurs de B.D. et la foule des ami(e)s du livre sous toutes ses formes. Le dimanche après-midi, Catherine Petitjean et Christian Du Pré seront sur le stand de Memogrames afin d'y dédicacer leurs ouvrages, respectivement Primo Levi - Entre écriture et traduction et Les neuf Cercles - Requiem pour un professeur de lycée. Dans le même temps, Luc Verton, fondateur et directeur de Memogrames - les éditions de la mémoire, donnera une conférence à propos d'Eugène Mattiato, de sa vie et de son oeuvre.  http://users.swing.be/fetelivreas