Voltaire

  • ECRIVAINS PAR DEVOIR DE MEMOIRE

    EUGÈNE MATTIATO & PRIMO LEVI :

    DEUX HOMMES DEVENUS ÉCRIVAINS

    PAR DEVOIR DE MEMOIRE

    Conférence de Catherine Petitjean et Luc Verton

    le mercredi 13 juin 2007 à 19h00 - Bibliothèque Marguerite Yourcenar - Château de Cartier*

     

    couverture_Fils_de_Houilleur___blogEugène Mattiato…  Primo Levi… Tous deux Italiens…  Mais encore ?

       L'un, fils de mineur et lui-même mineur dès ses quatorze ans, loin de l'Italie, car immigré en Belgique en 1924, pour rejoindre son père, arrivé deux ans plus tôt à Charleroi…

       L'autre… universitaire, chimiste, issu de la petite bourgeoisie turinoise. Juif de surcroît…

       Tous deux, que rien ne prédispose initialement à l'écriture, vont devenir écrivains par une même impulsion : le besoin de témoigner de leur condition d'homme, le sentiment d'une obligation, d'un "devoir moral".

       Eugène Mattiato n'avait fréquenté que l'école primaire de son village quand il arrive à Charleroi en 1924 et qu'il descend au fond de la mine à quatorze ans. À dix-neuf ans, il suit des amis aux cours du soir et se met à lire, à lire énormément, y compris le dictionnaire, afin de maîtriser au mieux la langue de sa terre d'accueil.  Sa soif de connaissance est l'antidote à l'abrutissement de son travail. Dès 1932, lors de la grève générale des mineurs, il s'implique dans le combat syndical et commence à écrire des articles pour les journaux de puits. Ensuite, son écriture devient plus littéraire et recourt à la fiction pour décrire le travail au fond de la mine et la misère quotidienne des mineurs et de leurs familles à la surface. Toute son œuvre se veut, avant tout, témoignage.  Un irrésistible devoir de mémoire guide sa plume.

     

    poster Primo Levi blog  Primo Levi, jeune universitaire aux convictions démocrates, s'est joint à un groupe de résistants. Arrêté, il est confronté à un dilemme par ses bourreaux : quel est son choix identitaire ? Résistant … et donc terroriste condamné à être fusillé séance tenante ? Ou Juif, à livrer aux alliés allemands et à déporter ? Il choisira le statut de Juif et connaîtra donc Auschwitz. Dès sa libération, il aura la volonté de témoigner de l'horreur des camps, des conditions de détention, des comportements de chacun, victimes et bourreaux.  Si c'est un homme  et bien d'autres écrits de Primo Levi résultèrent donc d'une obligation morale, d'un devoir de mémoire.

       Pour évoquer les destins de ces deux hommes devenus écrivains par devoir de mémoire, Catherine PETITJEAN, traductrice littéraire spécialiste de la littérature italienne contemporaine, auteur de Primo Levi entre écriture et traduction (Memogrames - mars 2007) et Luc VERTON, directeur de Memogrames, donneront une conférence conjointe à la Bibliothèque communale Marguerite Yourcenar*, le mercredi 13 juin 2007, à 19h.00.

       Cette soirée est placée sous le Haut Patronage du Consul Général d'Italie à Charleroi, Monsieur Francesco Ercolano, préfacier du roman inédit d'Eugène Mattiato, Fils de Houilleur, publié par Memogrames en juillet 2006, à l'occasion du 50e anniversaire du drame du Bois du Cazier.

       Cette conférence est organisée par Memogrames, avec l’appui du Consul Général d’Italie à Charleroi, et le partenariat de la Bibliothèque filiale Marguerite Yourcenar (Ville de Charleroi), qui nous accueille en ses locaux.

     

    Bibliothèque communale Marguerite Yourcenar – Château de Cartier, Place Albert 1er, 38 à 6030 Marchienne-au-Pont (Charleroi) – Tel. 071/86.56.27