Voltaire

  • Pour une pédagogie du bonheur

    darmon
    Claude DARMON

    Une école juive au cœur de l’Europe

    Plaidoyer pour une pédagogie du bonheur

    Ouvrage de 192 pages, format A5, à paraître fin octobre 2008. ISBN 2-930418-41-9  prix public en France et en Belgique : 19 € TTC

     Professeur-conseil en psychopédagogie, diplô-mé de l'université Bar-Ilan de Tel Aviv, Claude Darmon a dirigé un établissement scolaire en Israël avant d’être envoyé à Bruxelles, où il fut le Directeur général de l’Athénée Ganenou durant vingt-sept ans. Désormais à la retraite, il retrace dans cet ouvrage l’évolution fulgurante de ce qui n’était, à son arrivée, qu’une petite école juive de quelques classes maternelles et primaires.

    Avec son épouse Hava, professeur de littérature hébraïque, il n’a, en effet, cessé d’innover au plan pédagogique, tout en guidant ses élèves dans leur quête d’identité. Ainsi, dans les écoles qu’il a dirigées, culture et tradition se sont-elles toujours conjuguées avec le dynamisme d’un enseignement moderne en prise avec le monde actuel.

       Des témoignages d’anciens élèves et professeurs complètent ses réflexions sur la nécessité d’allier enseignement et éducation, l’art de motiver les élè­ves, le refus de la punition, l’éducation juive dans une école non religieuse, la difficulté d’être parent, professeur et directeur d’école... L’ouvrage est préfacé par Willy Szafran, Professeur émérite de psychiatrie et de psychologie médicale (V.U.B.).

      Le livre de Claude Darmon passionnera tous ceux qui l’ont connu à la tête de l’Athénée Ganenou,réputée école juive à Bruxelles, mais sera également une source incontournable d’inspiration pour tout (futur) enseignant et tous ceux à qui la vie donne des responsabilités d’éducateur !

  • Barbaries allemandes en août 1914

    Réédition du livre de Paul-Denis NAVEZ, l'Âme allemande

    l'âme allemande24 août 1914. Troupes allemandes et françaises s’affrontent en divers lieux de la Lorraine belge. À l’issue de sanglantes batailles, les soldats du Kaiser se rendront coupables d’atroces barbaries à l’encontre des populations civiles, sous le fallacieux prétexte de francs-tireurs belges. Ce fut notamment le cas à Musson (commune du Luxembourg Belge, entre Virton et Arlon) et dans les hameaux voisins : 268 maisons et l’église incendiées, des arrestations arbitraires et 56 exécutions sommaires, ainsi que la déportation en Allemagne de 240 Mussonnais, dont six ne reviendront pas. Des comportements dignes des Nazis de la Seconde Guerre mondiale et qu’on qualifierait aujourd’hui de « crimes contre l’humanité »… Des barbaries dûment planifiées et systématisées, puisque commises dans d’autres localités aussi (Ethe-Belmont, également en Gaume, ou Dinant, par exemple).

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       Parmi ces déportés mussonnais, Paul, Denis Navet, un instituteur, a vécu dramatiquement la tragédie du 22 août 1914 et la captivité qui s’en est suivie. Il fut interné dans les camps de Ohrdruf, Hassenberg et Holtzminden et ne regagna Musson que le 28 juillet 1915. De sa déportation en Allemagne, il a ramené de minuscules papiers sur lesquels, d’une écriture serrée, il relatait ce qui allait devenir son livre, L’âme allemande, qu’il publia à Arlon en 1919 en un millier d’exemplaires sur le pseudonyme de P.-D. Navez.

      Aujourd’hui, Paul-Denis Navez n’a plus de descendance directe et personne à Musson, même parmi les plus anciens, ne peut l’identifier sur les photos des Mussonnais déportés. Par contre, un de ses concitoyens, acquérant la maison où avait vécu l’instituteur-écrivain, a retrouvé et sauvé de la destruction nombre de documents manuscrits de celui que les Allemands avait dénommé le « Haupt* des francs-tireurs » (*le chef) en raison, probablement, de son aura d’instituteur, de ses talents d’organisateur et de sa connaissance de l’allemand, qui en faisait un interlocuteur désigné pour leurs geôliers.

          90 ans après la fin de la « Grande Guerre », qu’il conviendrait de qualifier de « première grande boucherie » de l’histoire de l’humanité, avec des millions de morts à son passif, nous estimions salutaire de rééditer un témoignage tel celui de Paul-Denis Navez et de le compléter de quelques documents inédits. C’est chose faite : le livre est sorti de presse et sera proposé en primeur aux Mussonnais ces 3, 4 et 5 octobre 2008, dans le cadre de la Foire du Livre de Musson.

       Le texte paru en 1919 est reproduit intégralement, mais le livre, préfacé par le bourgmestre de Musson, Michel Yans, comporte aussi une notice biographique de Paul-Denis Navez, ainsi que plusieurs extraits instructifs ou croustillants de son journal, tenu durant toute la guerre, après son retour de captivité en 1915, ou encore les discours qu’il prononça en sa qualité de premier président de la société des anciens déportés mussonnais, en 1919 et en 1921.

    Devant Eglise Musson

       À noter que la réédition de ce témoignage est accompagnée d’une exposition de photographies (une trentaine de photos d’époque montrant Musson après sa destruction volontaire par les Allemands) préparée par le Photo Club local, complétée de plusieurs vitrines où seront présentés pour la première fois le manuscrit de l’Âme allemande, les feuillets de notes ramenés clandestinement de captivité et d’autres documents personnels de Paul-Denis Navez.

     Paul-Denis NAVEZ, L’Âme allemande étudiée dans le désastre de  Musson (22 août 1914) et la captivité qui s'en est suivie. Éditions Memogrames 2008, ISBN 2-930418-43-5 – Prix TTC : 20,00 €