Voltaire

  • GODEFROID DE THUIN... Chevalier wallon du douzième siècle.

     

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    Roman historique, biographie romancée ou chronique médiévale ? Le lecteur tranchera ! En tout cas, Guy Weyn, professeur d’histoire aujourd’hui retraité, nous relate la vie tumultueuse d’un chevalier wallon du XIIe siècle avec le sérieux de l’historien et le brio du narrateur dans un ouvrage de 320 pages à paraître très prochainement.    

        Les XIe, XIIe et XIIIe siècles ont vu s'illustrer, en notre terre wallonne, des chevaliers aussi braves qu'aventureux : Godefroid de Bouillon, Gilles de Trazegnies et tant d'autres qui mériteraient assurément de sortir de l'oubli.

       Godefroid de Thuin fut l'un d'eux. Il appartenait à la famille riche et influente des châtelains de Thuin, vassaux des Princes Evêques de Liège. Cadet de famille, il accompagnait souvent Gérard, son frère aîné, à Liège, afin d'y accomplir les obligations féodales. Thuin formait en effet le chef-lieu du quartier sud, dit d'Entre-Sambre-et-Meuse, de la principauté de Liège.

       Héritier à la mort de sa mère, Clémence de Marbais, de la seigneurie de Courcelles en Hainaut, Godefroid fréquenta, dès lors, assidûment  la cour montoise du comte Baudouin V.

       Devenu également vassal des comtes de Namur grâce à l'acquisition de terres dans le comté, il fut convoqué au château de Namur en 1198.

       Brabançon par sa mère, Liégeois par son père, Hennuyer par héritage et Namurois par ses acquisitions, Godefroid de Thuin fut l'exemple type du seigneur wallon intrépide et fier.

       Au XIIe siècle, les mœurs et les conditions  d'existence sont rudes. Homme de son temps, Godefroid passa une notable partie de sa vie en confrontations acharnées avec le Chapitre de Fosses et le monastère de Bonne-Espérance, dont il convoitait les revenus à Courcelles, ce qui lui valut à deux reprises l'excommunication.

       Féru de gloire, il n'hésita pas à participer à la troisième croisade dans le contingent principautaire qui accompagnait le Prince-Evêque de Liège et l'Empereur de Germanie, Frédéric Barberousse.

       Enfin, il fut témoin de tous les évènements notables de son siècle : le tournoi de Trazegnies, le siège de Mons, l'incendie de Liège ou la croisade. Il mourut  dans les premières années du XIIIe  siècle.

    L'auteur : Historien belge, professeur d’histoire, aujourd’hui en retraite, dans l’enseignement secondaire namurois, Guy WEYN a privilégié de longue date, au gré de ses nombreuses contributions à des revues historiques, l'histoire régionale et locale. Après s'être intéressé plus particulièrement aux seigneurs de Thuin et de Fontaine-l'Evêque au moyen âge, il a toutefois consacré son précédent ouvrage à l'histoire d'Albertville, sa ville natale, située sur les rivages enchanteurs du lac Tanganyika, en République démocratique du Congo.

       Avec la présente chronique dédiée à Godefroid de Thuin, il nous fait découvrir la vie quotidienne d’un seigneur médiéval et de ses proches à une époque où la Wallonie est inexistante en tant que telle, mais déjà en gestation, avec des Principauté de Liège, comtés de Namur et de Hainaut fortement imbriqués.