Voltaire

  • Le nouveau roman de Michèle Vilet...

    cover DENOUER LES MOTS - M.Vilet.jpg   La collection Isis est née en même temps que Memogrames éditions en 2005, avec Parkinson s’est invité chez nous, et s’est régulièrement enrichie de témoignages poignants sur divers handicaps et maladies (Martin entre autres, roman évoquant l’autisme, Juste un Souffle, une histoire d’amour contrariée par la mucoviscidose), et d’ouvrages historiques sur l’évolution de la médecine (Ces Dames de l’Hôpital Notre-Dame à la Rose ou encore Le Pôle Santé de l’ULB) ou de docu-fictions (Six Points de Lumière, autour de Louis Braille et d’autres aveugles célèbres). Voici à nouveau un roman, dû à la plume talentueuse de la Tournaisienne Michèle Vilet, Dénouer les mots, pour aborder cette fois le handicap de la surdité. Nous avons interrogé l’auteur.

    Michèle Vilet, pour votre troisième roman, vous avez choisi de raconter la vie d’une personne sourde. Pourquoi ?

    -  Parce que j’ai connu de près une personne sourde, surtout pendant mes années d’enfance, j’ai vécu sous le même toit qu’elle pendant la guerre de 4O. Elle était la sœur de ma mère. On m’a habituée à lui parler en  face, en articulant bien pour qu’elle puisse faire une lecture labiale. Par gestes et mimes de notre invention, aussi.

    Cette personne que vous nommez Gabrielle est décédée en 1989.  Pourquoi avoir attendu 2006, c'est-à-dire dix-sept ans pour parler d’elle dont vous dites qu’elle vous a tenu lieu de grand-mère ?

    - La mémoire a ses lois, et la mémoire transgénérationnelle ne s’allume pas par un effort volontaire. L’inconscient et les rêves nocturnes s’éveillent à leur heure.

    De plus, entre elle et moi est venu se glisser un deuxième personnage important du livre, à savoir Frédérique, la narratrice. Frédérique est apparue sur un tard, alors que l’histoire de Gabrielle était presque terminée et j’ai donc dû reprendre toute la structure et même le contenu du roman pour lui faire place. C’est elle et non pas moi qui écrit la vie de Gabrielle. Je lui fournis la matière que j’ai à ma disposition, photos, souvenirs, lettres, cahiers d’école et elle prend les rênes du récit.

    Cependant, vous donnez beaucoup moins de détails sur Frédérique que sur Gabrielle…

    - C’est vrai. Bien que toutes deux soient des personnages du roman, elles ont des statuts différents. Gabrielle est davantage objet, Frédérique, davantage sujet. Sans Frédérique, l’histoire de Gabrielle ne serait pas écrite. Frédérique, mue par une nécessité intérieure, prend la plume.  Elle écrit le roman de Gabrielle et, simultanément, son journal. Elle se rend rapidement compte que ressusciter la mémoire de sa tante n’est pas innocent, au contraire, cela fait surgir dans son quotidien toutes sortes de rencontres, coïncidences, inquiétudes. Elle comprend entre autres que reconstituer la vie de quelqu’un ne va pas sans prendre des risques vis-à-vis de la vérité et touche ainsi du doigt la différence entre un roman et une biographie.  Gabrielle et Frédérique sont  deux femmes qui se sont côtoyées, aimées. Leurs destins, bien que très différents ont cependant des similitudes : toutes deux à un moment de leur vie, ont le visage abîmé l’une à cause d’un accident de la route, l’autre par un cancer. Toutes deux passent une année au moins de leur vie à Manosque, pays de Giono, où elles découvrent une nouvelle façon d’être et de vivre. Frédérique s’imagine, à tort ou à raison, qu’une infortune pèse sur sa famille et se transmet de génération en génération : la mort du premier enfant de Marthe, la mort de Marthe, la surdité et le cancer de Gabrielle, et enfin l’accident qu’elle a eu, elle-même et qui lui a abîmé le visage.

    On pourrait croire, à vous entendre, que votre roman raconte une suite de calamités et cependant, il ne laisse pas le lecteur sur une impression de tristesse…

    -  C’est vrai : Frédérique, à la fin, décide d’apporter des transformations à la vie de Gabrielle, de lui faire rencontrer enfin son amoureux de jeunesse, de lui faire goûter le bonheur de vivre parmi d’autres sourds parfaitement adaptés.

    Il y a bien d’autres personnages dans ce roman assez foisonnant : la famille de Gabrielle, et aussi la famille de « L’Albatros », directeur du cirque : sa femme Carmen, ses enfants Martin, Mirabelle et Momo. Quel est leur statut, à eux ?

    - Ils ont été créés en contrepoint à la famille Leterroir. Ils sont des gens du voyage, toujours en mouvement et en invention, et, surtout, face à la surdité de leur fils Martin, ils ont adopté une attitude différente.

    Pourriez-vous définir cette attitude ?

    - Oui. Vous m’amenez là vers la clé de voûte du roman : la question du regard que notre société porte sur les personnes sourdes, donc, sur la discrimination en général.  Les entendants parlent, décident, légifèrent pour les sourds comme s’ils n’étaient tout simplement pas là. Ils sont sourds aux revendications des sourds. Il ne s’agit pas de lutter contre la surdité, comme le prône la perspective médicale réparatrice mais de reconnaître que les sourds ne sont pas comme tout le monde. Ils ont un rapport visuel au monde et tiennent à ce qu’on reconnaisse leur capacité à construire une langue (la langue des signes) et une culture, des liens sociaux et professionnels. La surdité n’a pas à être gommée mais à être reconnue comme une façon différente d’être au monde.

    En effet, dans votre roman, la surdité de Gabrielle est peu à peu « gommée » par son entourage familial.

    - Oui, bien qu’elle soit entourée de soins, d’affection, éduquée, socialisée,  elle n’arrive pas à vivre ce qu’on appelle une «  vie pleine », on ne lui donne pas la chance de faire ses choix. C’est cela qui me met en colère.

    On perçoit en effet la colère à divers endroits du livre…

    -  C’est la colère qui a été mon « starting bloc ». Le porte-parole de cette colère, c’est l’Albatros  Il dit à Clovis, le père de Gabrielle, ses quatre vérités, mais Clovis ne veut et ne peut rien entendre. Cela entamerait trop ses certitudes.

    Frédérique, en somme, est une révoltée ?

    - Elle se révolte contre le sort de Gabrielle auquel elle ne peut rien changer. Tout d’abord, elle se sent enfermée, elle aussi, dans sa famille, son mariage et il lui vient un grand désir de tout casser, mais c’est elle qui se casse le visage. Ensuite, elle « se casse », prend la fuite et rencontre un professeur, un maître spirituel, en somme, qui lui apprend à vivre au centre d’elle-même et à devenir créatrice de sa propre vie, notamment par l’écriture.

    Votre roman a cependant un côté historique : vous parlez abondamment de la guerre 40-45, des bombardements, des villes incendiées, de l’évacuation, de la vie en Belgique sous l’occupation allemande.

    - Oui, c’est la toile de fond sur laquelle se déroule la vie de Gabrielle.

    C’est aussi la toile de fond de la vie de Frédérique…

    - Oui, bien qu’elles soient très éloignées en âge puisque 25 ans les séparent, elles doivent faire face aux mêmes événements, connaissent toutes deux l’économie de guerre, le ravitaillement, le couvre-feu, la peur des avions.

    Quel sens donnez-vous à ce titre « Dénouer les mots » ?

    - Frédérique contribue à dénouer les non-dits de Gabrielle et de sa famille, en interrogeant sa mère, en exhumant des documents anciens, en enquêtant, en découvrant  que Gabrielle a tapé des phrases sur une machine à écrire, et aussi en lui donnant la joie de communiquer avec des personnes sourdes comme elle grâce à la langue des signes.  

    DENOUER LES MOTS, roman de Micèle VILET, 160 pages format A5, collection Isis, éditions Memogrames, 20 €, ISBN 2-930418-77-X   

     

     

     

  • LUMIERE... une nouveauté dans la collection Hiram

    cover LUMIERE-J.Perez.jpg  La Collection Hiram (dédiée à l’histoire et la pensée maçonniques) s’enrichit en ce mois de septembre 2011 d’un récit poétique en quatre passages, intitulé simplement Lumière, et dû à la plume de José PEREZ. Le Poète vous invite à une promenade initiatique en 140 pages rondement enlevées. Disponible dans les très bonnes librairies, chez l’auteur ou auprès de l’éditeur (envoi gratuit en Belgique) au prix de 20,00 €. Pour le commander chez votre libraire, mentionnez les références ISBN 2-930418-75-3, alias EAN 9782930418759. En France, précisez-lui que Memogrames est diffusé par Soleils Diffusion, à Paris. Pour le commander directement chez Memogrames, adressez-nous un courriel à memogrames@yahoo.fr en nous spécifiant la commande et l'adresse d'expédition. La facture accompagne l'envoi.  

    Le Livre

      Dans un espace un peu confiné, un cabinet de réflexion : Poète médite. Sa première pensée porte sur la liberté. Aung San Su Ky et tant de femmes mortifiées dans l’histoire.

      Il est question de la différence, comme celle de ce coq peint au mur et qui veut devenir canard. Des symboles et des outils apparaissent et alors commencent des voyages partant de la Terre à travers l’Air, l’Eau et finalement le Feu pour courir vers la lumière, vers l’amour et la fraternité retrouvée.

      Le livre se décline comme une boite à outils propice à travailler à la liberté, l’égalité et la fraternité. Mais aussi à travailler sur soi-même, comme un enfant de trois ans.

       Poète se tait parmi les éléments : alors, il se demande, face au silence, s’il ne faut pas que la parole joue son rôle. Mais déjà un univers de poésie et de chansons envahit sa tête, avec des voix d’enfants, des voix amies qui surgissent.

       Plus loin, c’est le sarcome de Sarkozy aux plis rhumatoïdes et aux pigments décolorés qui fait rire Poète. La chance de Poète : pouvoir se moquer et chanter parce que dieu n’existe pas.

       La main tendue enfin dans une sorte de danse du feu nouvelle avec cette consécration de la lumière reçue :

     Tu ne la connais pas, ma nouvelle espérance,

    Ma pierre bien taillée, chaque jour, à midi.

    Moi je l’ai rencontrée après des nuits d’errance

    Après avoir vécu dans de faux paradis.

      Puis, sans fard, Poète s’écrie :

     Combien me faudra-t-il de Communes tronquées

    De rébellions serties dans le sang du pouvoir

    Et combien de mutins qui sont restés à quais

    Pour quelques vieux crésus qui se sont embarqués

    Dans des bateaux d’argent d’émeraude et d’ivoire

    L’Auteur :

    José PEREZ, licencié en journalisme de  l’Université Libre de Bruxelles (ULB), collabore à plusieurs medias belges et espagnols. Vice-président de la Maison de la Laïcité de Bruxelles, il est l’auteur de plusieurs conférences dans les milieux de la libre-pensée : Le 20ème siècle à travers l’œuvre de Jean Ferrat ; Brel, la vie, la mort, l’amour, … Il est aussi le traducteur du Cours accéléré d’athéisme, de Campillo Ferreras, paru en 2004 chez Tribord, à Bruxelles, et  2ème au Prix du Pamphlet, à Paris en 2006. Il a publié précédemment Les Mots grimés (1997) et Femme Prison (2002) et est l’auteur du drame Le procès en hérésie de Federico Garcia Lorca. Jean Ferrat a écrit à l’auteur avant de disparaître : «… oui, vos poèmes, vos textes méritent d’être lus, d’être chantés. »

  • Godefroid de Thuin, chevalier wallon du 12e siècle

     Memogrames -godefroid de Thuin - cover jpeg.jpg  Arès, la collection que Memogrames dédie à la mémoire des temps de guerre, compte déjà à son actif des livres évoquant les guerres napoléoniennes et les deux conflits mondiaux du 20e siècle. Elle s’enrichit à présent d’un ouvrage consacré à un chevalier wallon du 12e siècle, ayant notamment participé à la croisade sous l’égide de l’empereur germanique Barberousse.

       Godefroid de Thuin, Seigneur de Courcelles-Rianwez (312 pages au format B5 - 25,00 € -ISBN 2-930418-74-5) sorti de presse ce 5 septembre 2011, est présenté en avant-première à Pages de Mémoire, le Salon du Livre d’histoire de Rebecq ces 10 et 11 septembre et sera disponible en librairie et dans les boutiques de plusieurs musées à partir du 12 septembre 2011. Son auteur, l’historien namurois Guy Weyn, donne une conférence dans le cadre du Salon de Rebecq, le dimanche 11 septembre, à 15h.00, intitulée "Thuin, capitale d'une région wallonne riche en histoire et centre d'une importante châtellenie au moyen âge". Nous l’avons interrogé à propos de la biographie romancée de cet authentique chevalier wallon.

    Pourquoi avoir choisi d’écrire une biographie romancée de Godefroid de Thuin ?

    Guy Weyn : Les XIe, XIIe et XIIIe siècles ont vu s’illustrer, en notre terre wallonne, des chevaliers aussi braves qu’aventureux : Godefroid de Bouillon, Gilles de Trazegnies, Baudouin V, comte de Hainaut, et Baudouin VI, son fils, devenu empereur de Constantinople, et tant d’autres qui mériteraient de sortir de l’oubli. Godefroid de Thuin fut l’un d’entre eux.

       En 1981, j’avais publié, dans les Documents et Rapports de la Société Archéologique de Charleroi, un article consacré aux châtelains et avoués de Thuin au moyen âge. Mais quelques amis, estimant trop ardue la lecture d’un article d’histoire médiévale, m’avaient gentiment suggéré de reprendre la vie de l’un ou l’autre personnage cité, en la situant dans le cadre de la vie quotidienne de l’époque. C’est chose faite aujourd’hui et mon attention s’est portée sur Godefroid de Thuin.

    Qui est exactement ce Godefroid de Thuin ?

    Guy Weyn : Godefroid de Thuin appartenait à l’influente famille des châtelains de Thuin, vassaux des princes évêques de Liège. Cadet de famille, il accompagnait souvent Gérard, son frère aîné, à Liège, afin d’y accomplir les obligations féodales. Thuin formait en effet le chef-lieu du quartier sud, dit d’Entre-Sambre-et-Meuse, de la principauté de Liège.

       Héritier à la mort de sa mère, Clémence de Marbais, de la seigneurie de Courcelles en Hainaut, Godefroid fréquenta, dès lors, assidûment la cour montoise du comte Baudouin V.

       Devenu également vassal des comtes de Namur grâce à l’acquisition de terres dans le comté, il fut convoqué au château de Namur en 1198.

       Brabançon par sa mère, Liégeois par son père, Hennuyer par héritage et Namurois par ses acquisitions, Godefroid de Thuin fut l’exemple type du seigneur wallon intrépide et aventureux.

       Et cela, à une époque où la Principauté de Liège, le Comté de Namur et celui de Hainaut font allégeance à l’empereur germanique, tandis que le Comte de Flandre est vassal de la France… Godefroid de Thuin a des relations contradictoires avec l’Eglise : tantôt en croisade, tantôt excommunié. Comment est-ce possible ?

    Guy Weyn : Au XIIe siècle, les mœurs et les conditions d’existence sont rudes. Homme de son temps, Godefroid passa une notable partie de sa vie en confrontations acharnées avec le Chapitre de Fosses et le monastère de Bonne-Espérance, dont il convoitait les revenus à Courcelles, ce qui lui valut à deux reprises l’excommunication.

       Féru de gloire, il n’hésita pas à participer à la troisième croisade dans le contingent principautaire qui accompagnait le prince-évêque de Liège et l’empereur de Germanie, Frédéric Barberousse.

       Enfin, il fut témoin de tous les évènements notables de son siècle : le tournoi de Trazegnies, le siège de Mons, l’incendie de Liège ou la croisade. Il mourut dans les premières années du XIIIe siècle.

    D’où proviennent vos informations concernant Godefroid de Thuin ?

    Guy Weyn : J’ai consulté quatre sources d’informations. Tout d’abord, les chartes contenues dans les chartriers des anciens monastères de Lobbes, Aulne, Bonne-Espérance et Sainte-Waudru. Godefroid de Thuin y est mentionné, ainsi que ses démêlés avec les chanoines de Fosses-la-Ville et les moines de Bonne-Espérance.

       Par ailleurs, les récits des chroniqueurs hennuyers et liégeois m’ont aidé à retracer le déroulement des évènements et la vie quotidienne au XIIe siècle. Nous les avons utilisés pour décrire le tournoi de Trazegnies en 1170, la guerre de 1184 menée par les comtes de Hainaut et de Flandre, l’incendie de Liège en 1185 et le duel judiciaire convoqué à Mons en 1188, sans oublier le siège et l’incendie de Namur survenus au cours de la même année, ou encore la désastreuse famine qui affligea nos contrées en 1196 et 1197.

       Enfin, les importantes chroniques, écrites en latin et dues aux clercs qui ont accompagné la troisième croisade, m’ont offert l’opportunité de suivre, quasi au jour le jour, la progression de cette expédition dirigée par l’empereur de Germanie, Frédéric Ier Barberousse, et à laquelle s’étaient joints le prince évêque de Liège, Godefroid de Thuin et un important contingent de seigneurs lotharingiens de nos régions. La croisade traversa les pays que l’on nomme actuellement Allemagne, Autriche, Slovaquie, Hongrie, Serbie, Bulgarie, Turquie, avant d’imploser aux portes de la Terre Sainte, suite au terrible abattement causé autant par la mort accidentelle de l’empereur Frédéric Barberousse que par l’épidémie de peste subie à Antioche.

       Parallèlement à ces sources écrites, les résultats des fouilles archéologiques entreprises à Mons, Binche, Namur et Liège aident à mieux connaître la topographie et l’aspect de ces villes au XIIe siècle.

    J’imagine qu’un tel ouvrage, aussi scrupuleusement documenté, a nécessité de nombreuses heures de travail ?

    Il est bien certain que la recherche de documents anciens dans les dépôts d'archives de Bruxelles, Mons et Liège, m'a pris un temps considérable. Ensuite je me suis investi dans la traduction de ces chartes et chroniques médiévales du latin en français. Enfin la confrontation du résultat des fouilles archéologiques avec les indications contenues dans les anciens récits a nécessité de nombreux  déplacements sur les lieux, plus particulièrement à Thuin, Binche, Namur et Liège. A titre d'exemple, les fouilles liégeoises de la place  Saint-Lambert m'ont permis de connaître l'aspect de la cathédrale de Notger avant sa destruction de 1185. De même, celles entreprises à Binche ont révélé  les vestiges de la première enceinte  ainsi que les  fondations et donc l'aspect du château comtal à la fin du XIIe siècle.

    A quel public est destiné votre livre ? Peut-on le qualifier d’ouvrage de vulgarisation ?

       Mon livre s'adresse à tous les publics. Le lecteur y trouvera la reconstitution la plus fidèle des évènements, fondée à la fois sur l'archéologie et les récits contemporains des chroniqueurs. On peut donc y voir une oeuvre de vulgarisation à la portée de chacun. Cependant  la dimension romanesque imprègne le livre du début à la fin et certains chapitres, tels l'épisode de la sorcière de Mont-sur-Marchienne ou celui du Grand Feu à Courcelles, sont évidemment le fruit de l'imagination.