Voltaire

  • Pour combattre ignorance et bêtise, il ose… les INSOLENCES

     1_cover_soft_INSOLENCES.jpg  Après un Petit Dictionnaire impertinent, au format de poche, en 2010, Marcel VOISIN nous revient avec Insolences, addition alphabétique de commentaires philosophiques sans complaisance, d’analyses sans concession, de propos insolents tout en conviction.

       Celles et ceux qui aiment le soufre de sa plume vont, une nouvelle fois, se délecter, mais aussi se ressourcer. Marcel Voisin nous avertit d’emblée : « Les dictionnaires nous apprennent que « insolences » (1458) et « insolent » (1485) apparaissent au quinzième siècle qui commence à sortir du dogmatisme médiéval et à voir se lever le soleil de la Renaissance, éclairée par l’Antiquité païenne. L’insolence, selon le latin, sort de l’habitude, échappe à la banalisation, au convenu. Elle flirte avec l’impertinence, l’irrespect, l’effronterie, mais aussi, paraît-il, avec l’injure ou l’arrogance. Péché de blasphème ? Je me contenterais plutôt de l’insolite qui signe souvent une libération de la pensée, indispensable à la dignité comme à la démocratie. »

       En guise de mise en bouche, nous vous proposons l’article « Convictions » :

    « Par nature, les convictions sont incompatibles. Donc, elles tendent à s’affronter. La conviction est une opinion qui fait bloc, qui se veut solide, absolue, non négociable. Par définition, elle se veut profonde (curieux mot…), inamendable et personnelle comme si elle était la chair même de l’individu. La violence n’est pas loin.

       La conviction est-elle respectable ? Selon certaines conditions. Au minimum, elle devrait être sincère et désintéressée. Souvent, elle sert un esprit partisan, un intérêt matériel, une visée dominatrice. Bien sûr que le banquier est pour la liberté totale des échanges. Sa conviction est sincère, mais qu’en est-il de l’intérêt général ? Bien sûr que tel re­ligieux est convaincu de la précellence (au minimum) de son dieu. Il peut être un croyant sincère. Mais qu’est-ce que ça prouve ? On peut sincèrement croire aux fantômes, aux vertus du marc de café ou des ailerons de requin.

       Écartons les cyniques, les hypocrites, les simulateurs (ça fait du monde !) et distinguons l’être et la chose. La personne sincère reste res­pectable, mais le ressort de son action doit être cassé si elle est nocive. La force de la conviction ne garantit ni la légitimité ni sa valeur morale, encore moins son innocuité. D’ailleurs, cette force affirmée ne relève-t-elle pas souvent d’une forme de bêtise ? L’analyse, l’esprit critique, l’information objective, une culture ouverte, y ont rarement leur part. Une opinion effectivement majorée mais injustement valorisée est un piège pour l’intelligence, un risque pour la société.

    Le sceptique est bien moins dangereux que le convaincu qui se rêve en con-vainqueur. Échaudé par les ravages des convictions, Cioran allait même jusqu’à faire de l’indifférence une vertu. »

    Marcel VOISIN : Né en 1935 à Ghlin-lez-Mons, ce Docteur en Philosophie et Lettres de l’ULB a enseigné à l’Université libre de Bruxelles et dirigé l’Ecole d’Interprètes internationaux de Mons, puis la Haute Ecole de la Communauté française en Hainaut. Engagé dans la laïcité, il a exercé diverses responsabilités au Cercle du Libre-Examen, à la FAML, à la Ligue de l’Enseignement et de l’Education permanente, au CAL, à la Pensée et les Hommes, … Son livre Vivre la Laïcité. Essai de méthodologie de la philosophie et de la morale laïques a reçu le prix Charles Plisnier de la Province du Hainaut. Il préside l’ASBL PhARE (Analyse, recherche et éducation en Philosophie pour enfants)

    Insolences, 168 pp. B5, 21 €, Coll. Carnets de l’Olympe - Memogrames 2012, - ISBN 2-930418-90-7  

    Petit Dictionnaire impertinent, 160 pp. A6, 13 €, Coll. Carnets de l’Olympe -  Memogrames 2010 – ISBN 930418-66-4  

     

     

     

  • Bioéthique : une contribution laïque au débat.

    COVER_bioetique.jpg   Bioéthique : pour un progrès de l’humanité, ouvrage collectif initié par l’association Darwin, sous la direction de Charles Susanne et Georges Sand, réunit plus de 30 contributions de personnalités scientifiques, médicales ou philosophiques* autour du thème de la bioéthique, à envisager comme un progrès pour l’humanité, nonobstant les combats d’arrière-garde d’esprits réactionnaires emprisonnés dans leurs dogmes. Il synthétise à souhait la pensée laïque.

        L’objectif des auteurs est de proposer, dans un esprit réellement humaniste, un outil de réflexion pour approfondir le raisonnement bioéthique et poser les questions essentielles de la vie, de la mort et des avancées scientifiques récentes en dehors des conceptions dogmatiques de l'être humain.

       L'histoire humaine est faite de nouveautés technologiques qui, toutes et toujours, ont été accompagnées d'espoirs de vie meilleure, mais aussi de craintes d'utilisation négative. Il est donc le devoir de tout citoyen probe et libre de s'informer, de mesurer correctement les enjeux et, si bienfaits il y a, d'œuvrer pour les faire partager à toute l'humanité, de la manière la plus solidaire possible.

       Les bases d'une bioéthique générale, qui peuvent être admises par tout être humain, ou plutôt que personne de bonne foi ne saurait récuser quelle que soit sa philosophie ou sa religion, sont celles de raisonnements basés sur la connaissance, celles de l'égalité et de la liberté des êtres humains, celles de leur fraternité, donc de leur solidarité.

       Charles Susanne et Georges Sand, directeurs de la publication, nous avertissent d’emblée, en introduction : « (…) Les domaines de la bioéthique sont aussi larges que les sciences de la vie. La bioéthique médicale en fait partie, mais aussi bien d’autres disciplines s’y retrouvent : de la biologie moléculaire à la génétique, de la biochimie à l’embryologie, certains aspects de l’écologie et des sciences environnementales. Elle a donc une implication globalisante. (…) » Et de préciser que cette problématique ne relève pas des seuls spécialistes : « (…) La bioéthique ne peut pas être ésotérique ; elle doit être ouverte à un large public. Point n’est besoin de détenir un diplôme en médecine, en sciences ou en philosophie, elle est l’affaire de tous. (…) »

     

    * Contributions de : Henri ALEXANDRE, Jean-Jacques AMY, Jan BERNHEIM, Serge BLECIC,  Gabrielle CAERS, Peter G. DECONINCK, Nicole DECOSTRE, Pierre DELVOYE (1945-2011), Jacques DE PAEPE, Pierre GALAND, Jacqueline HERREMANS, Philippe HORLAIT, Georges LIENARD, Serge LOWAGIE, Monique MAHIEU, Alex MAURON, Marie-Christine MAUROY, Jean-Noël MISSA, Laurence PERBAL, Aldo PERISSINO, Julie PERNET, Marie-Geneviève PINSART, Pol RAVEZ, Georges SAND, Jeanine Anne STIENNON-HEUSON, André STIEVENART, Charles SUSANNE, Dag THULIN, Doris VISPOEL, Marcel VOISIN, Myriam WAUTERS, John WERENNE.

     

    Bioéthique, pour un progrès de l’humanité, ouvrage collectif sous la direction de C. Susanne et G. Sand

    format B5, 320 pages, 27,50 €, ISBN 2-930418-91-5 - EAN 9782930418919

  • L'épidémiologie et la prévention des maladies cardiovasculaires en Belgique

    Une remarquable monographie, avec le parrainage de la Ligue cardiologique belge.

     cover_FR_.jpg  « Cet ouvrage constitue un livre incontournable pour comprendre l’importance et le rôle de l’épidémiologie, il est aussi une référence en matière d’analyse, d’interprétation et de prise en charge des facteurs de risque cardiovasculaire. A ce titre, il est destiné, non seulement à tous les cardiologues, mais aussi à tous les médecins ayant en charge des patients cardiaques et aux personnes intéressées à la santé publique. », commente le Professeur V. Legrand, Président de la Société Belge de Cardiologie, en préface du livre Contribution belge à l’épidémiologie et à la prévention des risques cardiovasculaires, paru chez Memogrames en ce début septembre 2012.

       Cette monographie des professeurs honoraires Guy De Backer (UGent) et Marcel Kornitzer (ULB), sommités belges mondialement reconnues dans les milieux cardiologiques, dresse l’inventaire rétrospectif des contributions des chercheurs belges à l’épidémiologie et à la prévention primaire des affections cardiovasculaires durant les cinquante dernières années.

       La recherche épidémiologique concernant les affections cardiovasculaires a seulement débuté après la Seconde Guerre mondiale, d’abord aux Etats-Unis, puis en Europe. Dans cet ouvrage de 240 pages, paraissant simultanément en français, néerlandais et anglais dans la collection Isis, les auteurs veulent rendre hommage à quelques pionniers qui entreprirent très tôt la recherche épidémiologique concernant les affections cardiovasculaires, en Belgique. Ils détaillent les enquêtes et recherches menées en Belgique quant à l’alimentation, le stress au travail, le tabagisme ou l’obésité.

       Les Professeurs Guy De Backer et Marcel Kornitzer ont collaboré durant plus de trente ans, rendant possible une recherche interuniversitaire fructueuse en Belgique. Aujourd’hui, grâce à ce remarquable ouvrage, ils effectuent un fabuleux travail de mémoire qui ne fait que souligner le caractère essentiel des recherches en épidémiologie.

    Édition francophone :

    Contribution belge à l’épidémiologie et à la prévention primaire des maladies cardiovasculaires,

    format B5, 240 pages, 25,00 € ISBN 2-930418-87-7 - EAN 9782930418872

    Édition néerlandophone :

    Belgische bijdrage tot de epidemiologie en tot de primaire preventie van hart-en vaatzieken,

    format B5, 232 pages, 25 €, ISBN 2-930418-88-5 - EAN  9782930418889

    Édition anglophone :

    Belgian contribution to the epidemiology an to the primary prevention of cardiovascular diseases,

    format B5, 232 pages, 25 €, ISBN 2-930418-89-3 - EAN 9782930418896