Voltaire

  • 70e anniversaire de la Bataille des Ardennes ce W.E. à BastogneSALON

     

    SALON DU LIVRE DE GUERRE,

    à BASTOGNE CES 13 et 14 DECEMBRE

     

    bastogne 2014.jpg   Ces 12, 13 et 14 décembre, Bastogne commémore le 70e anniversaire de la Bataille des Ardennes. Et, parallèlement aux cérémonies et reconstitutions programmées, se tient aussi, à cette occasion, le premier Salon du livre de guerre, à l’initiative de la librairie Croisy. Le salon accueillera – gratuitement – les visiteurs le samedi de 10 à 18 h.00 et le dimanche de 14 à 18h.00 dans la salle vitrée du Séminaire de Bastogne (place Piconrue 6).

     

       Trente auteurs dédicaceront leurs ouvrages. Parmi eux, Eric Simon, auteur de l’imposante étude Les Pelotons d’Eclaireurs régimentaires, parue chez Memogrames à l’automne 2013, sera présent le samedi après-midi.

     

    fils de la louve - Mattiato 100 - blog.jpg   Un autre livre de notre collection Arès a été retenu par Madame Isabelle Wautelet, responsable de la librairie Croisy. Il s’agit du récit burlesque rédigé par l’écrivain carolo d’origine italienne Eugène Mattiato, Les Fils de la Louve, inspiré du vécu de son jeune frère, Italien de Belgique appelé sous les drapeaux de l’Italie fasciste de Mussolini (ils furent plusieurs milliers dans le cas, enrôlés d’autorité même quand ils étaient nés en Belgique ou arrivés chez nous enfants).

     

       Evidemment, ceux de nos lecteurs qui n’ont pas l’opportunité de se rendre à Bastogne peuvent aussi commander ces 2 ouvrages auprès de leur libraire habituel ou directement chez Memogrames, via un contact téléphonique (067/6371.10), un fax (067/63.70.87) ou  un mail (memogrames@yahoo.fr) .

     

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    La collection Arès, que les Éditions Memogrames dédient à la mémoire des temps de guerre, s’est enrichie à l’automne 2013 d’un superbe ouvrage de 608 pages rédigé par l’historien Eric SIMON, Les Pelotons d’éclaireurs régimentaires. Recherche historique conséquente, fruit d’une dizaine d’années de recherches, ce livre abondamment illustré (203 photos, 95 illustrations – cartes, croquis et reproductions de documents), au format 22 x 22 cm, est préfacé par le professeur Francis BALACE.

    Le Livre : Les pelotons d’éclaireurs régimentaires – ces bonnes à tout faire de l’infanterie belge en mai 1940 - sont de toutes petites unités très souples et très mobiles qui ont été créées en 1937 et dont les effectifs varient de 37 à 50 hommes selon les cas. Les formations d’éclaireurs se déplacent généralement au moyen de vélos et de motos, mais dans un tiers des cas elles sont exclusivement cyclistes. Le personnel est sélectionné avec soin et l’équipement est généralement moderne, tout au moins en ce qui concerne les régiments d’active et de première réserve.

    La première partie du livre décrit par le détail la mise sur pied, l’organisation, l’équipement et l’emploi tactique des pelotons d’éclaireurs. La seconde partie présente l’historique de chacun des cinquante-quatre pelotons d’éclaireurs pendant la campagne des dix-huit jours.

    Le Préfacier, le Professeur Francis Balace, commente ainsi le travail de celui qui fut son étudiant : « On doit savoir gré à Eric Simon d’avoir tiré de l’oubli, par un labeur obstiné et patient, ces pelotons dont la conduite fut, dans la grande majorité des cas, jugée très honorable par les commissions d’après-guerre. Micro-histoire, «petite histoire» diront les chantres actuels de la mode du conceptualisant, de l’histoire publique et de la globalisation de la recherche. Mais sans cette obstination, sans cette acribie, sans les perspectives qu’elles ouvrent pour une meilleure compréhension de ce qui fut, des pans entiers de notre passé militaire ne seront que la perpétuation de légendes et de mythes ou que des squelettes sans substance et décharnés. »

    L’auteur : Verviétois d’origine et liégeois d’adoption, Eric Simon est licencié en Histoire de l’Université de Liège. Son mémoire de fin d’études La Belgique et la défense face à la France (Au cours de la période de neutralité du 14 octobre 1936 au 10 mai 1940) est réalisé sous le patronage du professeur Francis Balace. Revu et enrichi, ce travail est publié en cinq parties dans le bulletin trimestriel du Centre Liégeois d’Histoire et d’Archéologie Militaires (C.L.H.A.M.) de juin 1998 à septembre 1999, sous le titre: Neutralité armée 1936-1940: la défense face à la France.

    Membre actif du C.L.H.A.M. depuis 1998, l’auteur a assuré pendant dix ans (de 2002 à 2012) la rédaction du bulletin d’information trimestriel de l’association, ce qui représente 41 fascicules, soit l’équivalent de 3.000 pages. Outre ce travail de rédacteur, il a également poursuivi ses propres recherches portant sur l’organisation de l’armée belge entre 1936 et 1940 en général, et depuis 2003 sur l’organisation et l’historique des pelotons d’éclaireurs régimentaires en particulier. Il a publié une quarantaine d’articles dans le Bulletin trimestriel du C.L.H.A.M., dont certains ont été repris par les revues Tank Museum News, Le Son du C.O.R.C. et Toudi.

     

  • Pétition pour réhabiliter des victimes de procès pour sorcellerie

    A L'INSTAR DE COLLOGNE OU NIEUPORT, REHABILITER LA MEMOIRE DES VICTIMES DE PROCES POUR SORCELLERIE A MONS AU 17e S. SERAIT UN ACTE SYMBOLIQUE FORT DANS LE CADRE DE MONS 2015

    Le Montois d’adoption Charles Henneghien, photographe-reporter, conférencier et auteur de nombreux livres, dont, tout récemment, Saint Georges et le Dragon : enquête sur le succès d’un mythe, chez Memogrames, s’est intéressé, voici quelques années, au phénomène des procès de sorcellerie lors de la rédaction d’un ouvrage consacré aux fêtes et tradition populaires, paru à la Renaissance du Livre. Début 2014, il assiste à une conférence du Professeur Benoît Beyer de Ryke, éminent médiéviste de l’ULB, sur le thème des procès de sorcellerie et y apprend que, récemment, à Cologne d’abord, puis en Flandre, à Nieuport, des autorités municipales ont pris l’initiative de réviser ces procès et d’entamer des procédures de réhabilitation.

     

     

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       Or, à Mons, ont eu lieu deux des derniers procès de sorcellerie en Europe (N.B. la dernière sorcière à être condamnée sur notre continent, Anna Goldi, le fut en 1782 en Suisse). En 1677, un garçon de 15 ans originaire de la région d’Avesnes fut accusé de sorcellerie. Par sentence du 3 février, il fut condamné “à être étranglé à un poteau jusqu’à ce que mort s’en suive, puis brulé dans la forme accoutumée”. Le 22 juin 1671, c’est une pauvre fille de 14 ou 15 ans, Marguerite Tiste, originaire de Jemappes, qui a été brulée sur la Place du Marché à Mons. La lecture des minutes de son procès glace d’effroi ! Mais elle inspire aussi à Charles Henneghien le projet de suggérer aux municipalistes montois de réviser ces procès et de réparer ainsi, autant que faire se peut et à titre purement symbolique une erreur historique de leurs prédécesseurs. Avec son éditeur Luc Verton, directeur des éditions Memogrames, et quelques autres amis hennuyers, le projet de pétition a germé et la décision a été prise de la présenter au public à l’occasion du salon du livre Mon’s Livre 2014. D’autres associations montoises ou hennuyères ont rejoint l’initiative et recueillent également des signatures, tandis que la presse (La Province, TéléMB, Vivacité Hainaut, Le Soir, …) commentaient le projet. Les initiateurs de la pétition escomptent la remettre au Collège des Bourgmestre et Echevins de Mons dans le courant du premier trimestre 2015. 

     

     

     

     PETITION D’INITIATIVE CITOYENNE POUR LA REHABILITATION DE MARGUERITE TISTE ET AUTRES VICTIMES DE PROCES POUR SORCELLERIE A MONS AU 17e SIECLE

     

        Le 27 juin 1671, Marguerite Tiste, native de Jemappes, adolescente de 14 à 18 ans (n.b. les témoignages divergent), est étranglée à un poteau et brûlée sur la Place du Marché à Mons. Ainsi en ont décidé les échevins montois, à l’issue d’un procès pour sorcellerie entamé début mai. La jeune fille était accusée de s’être donnée au diable, « qui lui a mis sa marque et lui a confié une graisse pour s’oindre les membres et s’envoler aux danses ». Les magistrats de Mons lui reprochaient aussi d’avoir ensorcelé des enfants avec une pomme cuite et une tartine !

     

       Marguerite Tiste ne fut pas la seule victime de ces magistrats montois apprentis exorcistes et inquisiteurs zélés : en 1676, Jean, un garçon de 15 ans accusé de sorcellerie fut arrêté dans la commune d’Etroeungt, au sud de Maubeuge, qui faisait autrefois partie du Hainaut. Le procès eut lieu à Mons où il fut condamné à être étranglé et brulé, par sentence du 3 février 1677.

     

        Evidemment, ces procès n’ont rien d’un phénomène local : aux XVIe et XVIIe siècles, dans toute l’Europe, les tribunaux ont mis à mort des dizaines de milliers de pauvres femmes (80 % des condamnés) sur base de dénonciations, de ragots, de simples rumeurs. Sous la torture, elles avouaient n’importe quoi, dénonçaient n’importe qui.

     

         Aujourd’hui, des initiatives de révision de ces mascarades judiciaires et de réhabilitation des victimes se multiplient en Europe : 37 prétendues sorcières exécutées en 1627 en Allemagne ont été réhabilitées. La ville de Nieuport a fait de même, réhabilitant 17 résidents locaux (15 femmes et 2 hommes, tous accusés de sorcellerie), brûlés vifs sur le bûcher au 17ème siècle : une stèle à l’hôtel de ville énumère les noms des victimes de cette erreur judiciaire.

     

        Dès lors, par la présente pétition d’initiative citoyenne, les signataires sollicitent du Collège échevinal et du Conseil communal de la Ville de Mons une procédure de réhabilitation de Marguerite Tiste et autres victimes des procès pour sorcellerie instruits par les magistrats montois au 17e siècle. Cette réhabilitation pourrait être, dans le cadre de Mons 2015, une puissante démonstration de notre capacité à reconnaître « nos » barbaries passées, alors que l’obscurantisme renaît en divers coins de notre monde actuel. De plus, cette initiative de la capitale hennuyère et Capitale européenne de la Culture en 2015, pourrait inspirer des démarches similaires en d’autres villes du Hainaut (et par delà…) : les procès de sorcellerie à Tournai, Ath, Ellezelles … sont aussi à réviser !  La justice, même tardive, est gage de démocratie.

     

     Pour obtenir un exemplaire à signer (et faire signer) de la pétition, ainsi que le dossier de presse complet, avec notamment les minutes du procès de Marguerite Tiste, adressez-nous un mail à  : memogrames@yahoo.fr