Voltaire

POUR LES NON-CROYANTS...

    L'ouvrage de 704 pages au format B5 est proposé en édition ordinaire brochée au prix de 48 € et en édition de luxe cartonnée au prix de 52 €. La souscription à l'édition de luxe au prix exceptionnel de 48 € au lieu de 52 €, a pris fin ce 31 août. Le livre peut être désormais commandé auprès de tout bon libraire en Belgique et en France dans les deux éditions. Par ailleurs, les lecteurs domiciliés en Belgique peuvent encore le commander directement auprès de Memogrames, uniquement dans l'édition cartonnée, au prix promotionnel de 50 € (plus frais d'expédition offerts - voir modalités pratiques en fin d'article). 

   Le Professeur Guy Donnay nous propose une approche rationaliste, critique, mais non polémique des religions, du culte des ancêtres de l’homme de Neandertal aux dérives djihadistes de l’Islam, des mégalithes aux négations créationnistes des découvertes scientifiques des derniers siècles. Ecrit par un non-croyant à l’intention première des non-croyants, l’ouvrage retiendra aussi l’attention des croyants désireux de découvrir la religion à travers un autre prisme que le leur.

MEMOGRAMES - Donnay Guy - Les Religions - cover.pngLE LIVRE  Alors que nous assistons depuis deux ou trois décennies à un retour massif du religieux, peu de gens, même cultivés, croyants ou non, ont une notion claire de ce qu’est une religion. Le but du présent essai est d’aider les uns et les autres à mieux comprendre le phénomène religieux en un temps où il en est abondamment question dans les médias, sur les réseaux sociaux et dans les conversations du Café du Commerce, mais rarement en connaissance de cause.

   Cependant, l’étude des religions est sans aucun doute le domaine de recherche qu’il est le plus difficile d’aborder en restant tout à fait objectif. L’honnêteté commande donc à celui qui s’y aventure d’annoncer d’emblée la couleur. Non-croyant, l’auteur s’exprime dans le langage des non-croyants et c’est tout naturellement qu’il a écrit ce livre à leur intention. Mais il s’adresse aussi aux croyants désireux de découvrir la religion à travers un autre prisme que le leur.

   L’approche qu’il propose est certes critique, elle n’est pas polémique. Le livre s’achève d’ailleurs par un plaidoyer en faveur d’une laïcité respectueuse de toutes les croyances ou, plutôt, de tous les croyants pour autant que, de leur côté, ils respectent les lois des États démocratiques où ils vivent. Le vivre-ensemble dans une société de plus en plus multiculturelle et multiethnique impose, en effet, plus que jamais à tous les êtres humains de se respecter les uns les autres et ce respect mutuel est conditionné par une compréhension mutuelle des coutumes et des convictions de chacun.

   Cet essai ne prétend nullement rivaliser avec les nombreux ouvrages et collections qui se sont donné pour tâche d’offrir un panorama complet et détaillé de toutes les religions passées et présentes. Sa seule ambition est de retracer, dans une perspective rationaliste, les grandes lignes d’une évolution, qui va de la préhistoire à nos jours. Car, dès l’origine, homo sapiens a été un homo religiosus. Les représentations que nos ancêtres de Cro-Magnon ont gravées et peintes sur les parois des grottes de Dordogne et d’ailleurs il y a 30 000 ans avaient incontestablement une fonction magico-religieuse. Mais, quelque 40 000 ans plus tôt, l’homme de Neandertal enterrait déjà ses morts avec des offrandes de nourriture, des bois de cerf ou des cornes de bisons ou de bouquetins, ce qui suppose la croyance en une certaine existence post mortem. On a même cru déceler des indices de pratiques funéraires au paléolithique inférieur, il y a 600 000 ans, voire davantage.

   À l’aube de l’histoire, la religion est présente dès les premiers témoignages écrits en Mésopotamie, en Égypte, en Inde, en Chine… L’Antiquité foisonne de polythéismes avant que des penseurs se mettent à envisager l’unicité du divin, ouvrant la voie au monothéisme. Quant aux trois « religions du Livre », aujourd’hui dominantes, ce ne sont que des avatars tardifs d’un phénomène aussi ancien que l’humanité pensante : le judaïsme n’a commencé à prendre sa forme actuelle qu’au VIe siècle avant notre ère, le christianisme n’a que deux mille ans, l’islam pas même un millénaire et demi.

   Pour ceux qui refusent d’admettre qu’elles ont été révélées aux hommes par des êtres surnaturels, les croyances religieuses sont des créations humaines, et il est rare que l’homme crée sans raison. Dès qu’ils ont été capables de penser, nos ancêtres ont dû se poser des questions du genre « D’où venons-nous ? Que sommes-nous ? Où allons-nous ? » et, n’y trouvant pas de réponses évidentes, ils en ont inventé en partant de leur expérience et de la connaissance qu’ils avaient d’eux-mêmes et de leur environnement. Telle est l’hypothèse de travail adoptée par l’auteur.

   Ni le structuralisme ni la psychanalyse n’étant sa tasse de thé, il s’est efforcé de rester au plus près des faits. C’est pourquoi il a tenu à partir, dans la mesure du possible, des données « brutes » que les fouilles archéologiques, les enquêtes ethnographiques et l’étude des textes ont permis d’établir. Données dont, grâce à sa double formation de philologue et d’archéologue, il n’hésite pas à proposer des interprétations originales.

L’AUTEUR Né en 1933 à Liège (Belgique), Guy Donnay est diplômé en philologie classique et photo Guy Donnay page 4 of cover.JPGen histoire de l’art et archéologie de l’Université Libre de Bruxelles, où il enseignera pendant plus de vingt ans l’histoire de la religion grecque et celle de la pensée scientifique de l’Antiquité. Parallèlement, il a assuré la direction du Musée royal de Mariemont, ainsi que la gestion et l’étude de sa riche collection d’antiquités. Il a aussi participé à plusieurs fouilles archéologiques en Grèce et en Syrie.

   L’expérience acquise dans ces différents domaines lui a permis d’aborder de façon globale et transdisciplinaire l’étude de la religion grecque antique, puis des religions en général. Son intérêt pour le phénomène religieux remonte à l’adolescence. Au lycée, sur le conseil d’un de ses professeurs, il lit le Traité d’histoire des religions de Mircea Eliade. À l’université, il se familiarise avec l’étude comparée des religions, une étude qu’il ne cessera de poursuivre par la suite.

   Elle sera constamment enrichie par sa participation à des groupes de recherche belges et internationaux et des échanges avec des collègues ou des étudiants. Le présent essai synthétise soixante années d’enquêtes et de réflexions.

L'INTERVIEW

.   En ce mois de septembre, paraît chez Memogrames, dans la collection « Les Carnets de l’Olympe », un imposant ouvrage de plus de 700 pages, de la plume de Guy Donnay, Professeur émérite de l’Université Libre de Bruxelles et Conservateur honoraire du Musée de Mariemont. Le livre en question s’intitule : LES RELIGIONS – Approche historique à l’intention des non-croyants. Nous avons interrogé l’auteur sur sa démarche.

Professeur Donnay, votre livre s’adresse aux non-croyants. Pourquoi ne pas viser un public plus large ?

   Par honnêteté intellectuelle. On n’aborde pas le phénomène religieux de la même façon selon qu’on est chrétien, juif, musulman, hindouiste, bouddhiste ou athée. Les options philosophiques des historiens des religions ont une incidence sur leur manière d’interpréter, voire de reconstituer les faits et il en va de même de tous ceux qui s’intéressent au sujet. Mon approche correspond aux attentes des non-croyants et j’utilise un langage qu’ils comprennent.

   Ceci dit, je suis persuadé que beaucoup de croyants qui se posent des questions à propos de leur propre religion — j’en connais un certain nombre — seront intéressés par ma façon d’envisager le phénomène religieux dans son ensemble. Quand j’enseignais à l’université, je commençais toujours mon cours d’histoire de la religion grecque en précisant que mon point de vue serait celui d’un athée matérialiste et rationaliste. Et j’invitais les étudiants dont les options philosophiques étaient différentes à en tenir compte avant de se faire leur propre opinion. Beaucoup m’ont dit qu’ils appréciaient ma franchise.

Vous dites aborder les religions d’un point de vue rationaliste. Que faites-vous de leur dimension spirituelle ?

   Aborder les religions d’un point de vue rationaliste signifie pour moi en décrire le plus objectivement possible ce qu’un athée en voit de l’extérieur. Cela implique de prendre en compte leur dimension que je préfère appeler sentimentale et émotionnelle plutôt que spirituelle, car ce mot prête à confusion. Je dis dans ma conclusion que « pour le croyant, l’amour de Dieu est une réalité » et j’évoque aussi, entre autres, le vécu des mystiques chrétiens et musulmans. Je parle aussi du sentiment qu’on peut éprouver en certains lieux et dans certaines circonstances, le plus souvent sous le coup d’une émotion intense, de la présence de quelque chose qui nous dépasse. Une expérience qu’il est possible d’interpréter comme une rencontre avec un être surnaturel, bien que, personnellement, je ne partage pas cette interprétation.

Pourquoi vous êtes-vous intéressé aux religions alors que vous êtes non-croyant ?

   Je pense que cela tient à mon histoire personnelle. Ma mère était athée. Mon père, lui, était catholique par tradition familiale, mais non pratiquant. Entre 7 et 12 ans, j’ai été élevé par ma mère et mes grands-parents maternels, athées eux aussi, mon père étant prisonnier de guerre en Allemagne. Cependant, pour faire plaisir à ma grand-mère paternelle, qui était très croyante, ma sœur et moi avons été baptisés et avons fait notre première communion.

   J’ai ainsi été initié aux croyances et aux rites de la religion catholique tout en ne croyant pas en Dieu ni aux saints, ce qui m’a amené à me poser très tôt la question du pourquoi des religions. À 17 ans, un de mes professeurs m’a conseillé de lire le Traité d’histoire des religions de Mircea Eliade et La religion dans son essence et ses manifestations, de Gerardus Van der Leeuw. Plus tard, à l’université, j’ai eu l’occasion de suivre un cours d’histoire comparée des religions. Ainsi, de fil en aiguille, je suis devenu historien des religions et j’ai la faiblesse de croire que le fait d’être non-croyant permet de considérer le phénomène religion avec davantage d’objectivité que ne le pourrait un croyant.

 Vous invitez vos lecteurs à abandonner l’opinion commune selon laquelle une religion consiste à croire en un ou plusieurs dieux.

    C’est un fait que la plupart des religions actuelles vénèrent un ou plusieurs dieux. Le christianisme et l’islam, dont les diverses variantes regroupent presque la moitié des croyants dans le monde, sont dans ce cas. Le judaïsme et l’hindouisme aussi. Bouddha est vénéré comme une sorte de dieu suprême. Mais les quelques sociétés de chasseurs-cueilleurs qui subsistent de nos jours ne croient à aucun dieu mais seulement à des esprits des ancêtres et à des esprits de la nature et. Or, ce que l’archéologie a révélé des pratiques religieuses des hommes de Neandertal et de Cro-Magnon, qui étaient, eux aussi, des chasseurs-cueilleurs, donne à penser qu’ils avaient des croyances du même type. 

   L’animisme a donc toutes chances d’avoir été la première religion de l’humanité. Par la suite, dans les sociétés agricoles, puis marchandes et urbanisées, on a vu naître des religions nouvelles adaptées aux nouveaux contextes socioculturels. Au monde indifférencié des esprits, se sont substitués des dieux, dont l’organisation hiérarchique a reproduit celle de la société civile. Les religions actuelles sont l’aboutissement, peut-être provisoire d’ailleurs, de cette évolution. Mais si l’on veut appréhender le phénomène religieux dans son ensemble, il est indispensable de tenir compte de ses origines. Les dieux n’ont pas toujours existé.

Vous considérez le bouddhisme comme une religion alors que la plupart des gens le considèrent plutôt comme une philosophie ?

   Tout dépend de la définition qu’on donne des mots « religion » et « philosophie ». Pour moi, je m’en tiens à la définition d’une religion sur laquelle la plupart des historiens des religions sont d’accord, à savoir « un ensemble de croyances et de pratiques qui, dans un groupe social donné, régissent les relations entre ce qui est considéré comme profane et ce qui l’est comme sacré et proposent une réponse à ce que l’être humain devient après la mort ». Or, le bouddhisme propose une telle réponse et il existe bel et bien un culte bouddhique avec ses temples, ses statues auxquelles les fidèles apportent des offrandes, ses stupas autour desquelles ils accomplissent des circumambulations rituelles etc. Quant au mot « philosophie », il s’est chargé de sens divers au cours du temps et, de nos jours, il désigne une grande variété de démarches, dont aucune ne correspond à celle des bouddhistes.

 Justement. Dans votre livre, vous mêlez l’histoire de la philosophie à celle des religions. Pourquoi ?

    Pour une raison bien simple : à l’origine, le mot « philosophie » désignait la doctrine d’une secte religieuse, celle que Pythagore avait fondée à la fin du VIe siècle avant notre ère. Une secte, dont les membres croyaient à la métempsychose et s’imposaient une stricte ascèse pour échapper au cycle des réincarnations comme le font les bouddhistes. Socrate — le Socrate historique, pas celui dont la tradition a imposé l’image — partageait les croyances et l’ascèse des pythagoriciens. Comme eux, il s’est déclaré philosophe et ses disciples ont fait de même, bien qu’ils aient professa des doctrines variées. Celle du principal d’entre eux, Platon, aura une longue histoire. Sa dernière version, le néoplatonisme, sera le principal concurrent du christianisme naissant : l’empereur Julien dit l’Apostat en était adepte.

   Avec Aristote, le mot « philosophie » a pris un sens nouveau, celui de science universelle, que les philosophes chrétiens et musulmans retiendront en la mettant au service de leurs religions respectives. Saint Thomas d’Aquin la qualifiera de « servante de la théologie ». Descartes lui opposera la sienne, par laquelle il prétendra démontrer l’existence de Dieu. Les philosophes des Lumières en feront un substitut des religions, en remplaçant le Dieu chrétien par un Être suprême, moins connoté. En revanche, Kant et Hegel jugent les leurs compatibles avec la religion, tandis que Marx lui oppose son matérialisme historique et Nietzsche proclame « la mort de Dieu ». Philosophies et religions ont donc une longue histoire commune.

 

LA TABLE DES MATIERES

I. LA RELIGION DES CHASSEURS-CUEILLEURS   Le premier prêtre : le chef - De l’invention de l’âme au culte des ancêtres - Se concilier la nature : offrandes et prières aux esprits - Apaiser les tensions internes : interdits et rites de purification - Troc d’âmes entre chasseurs et gibier - Le chamane, l’homme qui parle aux esprits - Les mystères du sexe - Préserver l’ordre des choses : les rites de passage - Expliquer le monde : les mythes - Rassembler et rassurer : la fête - Mise au point

II. LA RELIGION DES PREMIERS AGRICULTEURS   L’avènement de l’agriculture - Les premières divinités - Les mégalithes, révélateurs d’un changement de société - Les premiers temples - Des divinités dans le ciel - Pasteurs et marchands

III. LA RELIGION DES ROYAUMES AGRICOLES   Naissance de la civilisation urbaine… - … et de l’écriture - Des dieux à foison - Service divin et lieux de culte - Promener les dieux et faire la fête - Le roi, entre les hommes et les dieux - Dieux et mythes de Babylone - Quand les dieux luttent pour la royauté et créent le monde -Ishtar, la déesse qui fait l’amour et la guerre - Dieux et mythes de l’Égypte ancienne - La mort et l’Au-delà - Du mastaba aux pyramides - Âme plurielle et corps momifié - En route pour l’immortalité - La religion du peuple - Lire l’avenir… - … et conjurer le sort - Multiplicité et unicité du divin - Le prétendu monothéisme d’Aménophis IV

IV. LA RELIGION DES CITÉS MARCHANDES   Entrée en scène de nouveaux acteurs - L’essor du commerce maritime en Méditerranée orientale - L’exemple d’Ougarit - Dieux et pratiques religieuses des Minoens- Grecs et Hittites - Mourir à Mycènes - La lutte pour la royauté des dieux, version hittito-hourrite - Une religion indo-européenne ? - Phéniciens, Grecs… - … et Juifs - Un peu de mythologie comparée - L’exception égyptienne

V. LA RELIGION DES ARYENS   Dérives comparatistes - Un panthéon fourni et confus - Dieux secondaires et génies - Agni et Soma - Rites de passage - Brahmanes et brahman - Parole et magie - Spéculations cosmogoniques - Sacrifice, brahman, âtman et Au-delà - Le crépuscule du védisme - Le cycle inéluctable des réincarnations - Le refuge dans l’ascèse

VI. LA RELIGION DES JUIFS AVANT LA DÉPORTATION À BABYLONE   L’histoire du peuple juif selon la Bible - David et Salomon - Quand les Juifs étaient polythéistes - Sacrifices et prémices - Prêtres et prophètes d’Israël - Fêtes juives - Le Yom Kippour et le « bouc émissaire »

VII. LA RELIGION DES ANCIENS GRECS   Les cités grecques entre oligarchie et démocratie - Du péril perse à l’épopée d’Alexandre - Rites étranges à Athènes - Une religion omniprésente - Dieux et mythologie - Héraclès et Dionysos, héros dieu et dieu mortel - Dionysos, dieu du vin, de la mascarade et de l’extase - Prométhée et l’invention du sacrifice - Temples et sanctuaires - Cultes civiques et cultes privés - Rites de passage - Funérailles et culte des morts - Mystérieux mystères - Que se passait-il dans le Télestérion d’Éleusis ? - Devins et oracles - Héros et dieux guérisseurs - L’attrait des cultes exotiques

VIII. LES RELIGIONS DES ÉTRUSQUES ET DES ROMAINS   Les Étrusques, un peuple pas plus mystérieux qu’un autre - Un panthéon éclectique en habits grecs - Des morts particulièrement choyés - Aux origines légendaires de Rome - De la royauté à la république - Un panthéon composite… - … et extensible - Divinités spécifiques et abstractions divinisées - Un clergé collégial - Le grand pontife et les vestales - Pontifes, augures, quindécimvirs et haruspices - Quelques aspects du culte officiel à Rome - Culte domestique et rites divers - Le culte des morts - L’affaire des Bacchanales

IX. LE TEMPS DES RÉFORMATEURS   résumé des chapitres précédents - Ainsi parlait Zarathoustra - Le zoroastrisme d’après les gâthâ - Le zoroastrisme vu par les Grecs - La religion des Achéménides - Adoration du feu et autres rites - Mithra, vice-dieu suprême ? - Du jugement des morts au Jugement dernier - « Renonçants » indiens contre brahmanes - Mahâvîra et Bouddha - Mahâvîra et ses disciples - Doctrine et pratiques jaïnes - Bouddha et ses premiers disciples - Querelles d’écoles - Les quatre « nobles vérités » et la « voie du milieu » - De l’Éveil à l’Extinction finale - Naissance du culte bouddhique - L’expansion du bouddhisme d’Asoka à Kanishka - Monastères et stupas - La riposte des brahmanes - Confucius, un réformateur traditionnaliste - Une morale aristocratique - La religion des Chinois au temps de Confucius - Culte des ancêtres et rites funéraires - Sacrifices et rites agraires - Confucius et le Tao - Taoïstes vs confucianistes - Le confucianisme après Confucius

X. LE TEMPS DES PHILOSOPHES   Le pythagorisme entre religion et politique - Pythagoriciens et orphiques - Des croyances venues du Nord ? - Le pythagorisme après Pythagore - Mathématiciens, acousmaticiens et pythagoristes - Socrate et Pythagore - De la physique matérialiste à la foi pythagoricienne - Socrate, prédicateur religieux ? - Premiers conflits entre science et religion - La postérité de Socrate - La philosophie selon Aristote… - … et les savants d’Alexandrie

XI. LA RELIGION DES JUIFS PENDANT ET APRÈS LA DÉPORTATION Naissance d’une théocratie - L’obsession du péché - Le second temple - La légende de Moïse - Analyse du mythe - Qui est le dieu d’Israël ? - Yahvé, un dieu pas si unique que ça - L’armée des anges - Un dieu sans forme ? - La Loi de Moïse - Une religion exigeante et tatillonne - Dernier sursaut indépendantiste - L’attente d’un nouveau David

XII. LES RELIGIONS DE L’EMPIRE ROMAIN De la République à l’Empire - Auguste, restaurateur d’une religion ancestrale revisitée - Naissance du culte impérial - Du prince républicain au monarque absolu - Orient et Occident - La religion de nos ancêtres les Gaulois - Les « religions étrangères » à Rome - Réhabilitation des bacchants… - … et disgrâce des pythagoriciens - Les mystères d’Isis - Les mystères de Mithra - Des Romains amateurs de mystères et de philosophie - Philon d’Alexandrie, philosophe platonicien et Juif

XIII. JUIFS, CHRÉTIENS ET PHILOSOPHES D’AUGUSTE À CONSTANTIN Juifs et Romains en Judée au Ier siècle de notre ère - Les trois « sectes » juives selon Flavius Josèphe - Les esséniens, un ordre monastique juif - L’attente messianique - Jésus, dit le Christ - Le Nouveau Testament - La naissance de Jésus - Jésus, prophète en Galilée - Les douze apôtres - Du prophète au Messie - L’arrestation de Jésus - La mort de Jésus - La résurrection de Jésus - Le message de Jésus - Le contexte : l’imminence du Jugement dernier - Le disciple bien-aimé et la pécheresse repentie : naissance d’un mythe - L’après-Jésus - Entrée en scène de Paul de Tarse - Premières persécutions de chrétiens - Les Juifs privés de Temple - Nouvelle révolte juive - Expansion du christianisme - Doctrine et rites des premiers chrétiens - Hérésies et persécutions - De la philosophie à la théurgie - Le néoplatonisme de Plotin - Jamblique ou la théurgie au secours du paganisme - Une hérésie chrétienne en Perse : le manichéisme - Constantin et la naissance de l’Église catholique - L’impossible unité de l’Église

XIV. LE TEMPS DES MONOTHÉISMES Le baroud d’honneur de l’Empereur Julien - Le triomphe du christianisme - L’assassinat d’Hypatie et le déclin du néoplatonisme - Hérésies et culte des saints - Naissance du monachisme chrétien - Nouvelle organisation de l’Église - De l’Empire romain d’Occident aux royaumes barbares - Justinien ou l’Église au service de l’Empire - Le christianisme en Occident après Justinien - Église latine vs Églises orientales - Entrée en scène des Arabes - Mahomet, prophète et chef de guerre - Le Coran et la Sunna - L’islam, synthèse du judaïsme et du christianisme ? - Les sources de la révélation coranique - Les « cinq piliers » de l’islam - Musulmans et chrétiens sous les Omeyyades - Vers un nouvel Empire romain d’Occident - Charlemagne et l’Église – Querelles byzantines - Les religions de l’Ancien Monde aux VIIIe et IXe siècles - Grandeur et décadence des Abbassides - De l’Empire de Charlemagne au Saint-Empire germanique… - … et aux royaumes de France et d’Angleterre - Le pape et l’empereur - La réforme cistercienne

XV. LE TEMPS DES GUERRES DE RELIGION Nouvelle expansion musulmane - Sus aux infidèles : la première croisade - Reprise des Lieux saints par les musulmans - Échec final des croisades - La déferlante mongole - Innocent III et les ordres mendiants - L’hérésie cathare - Naissance de l’Inquisition - Le IVe concile du Latran - Les Juifs en Europe au temps du concile - Les sacrements chrétiens - L’invention du Purgatoire - Naissance des universités - Concilier rationalisme et foi : Averroès et Maïmonide - Albert le Grand et Thomas d’Aquin - Concilier théologie et mystique : le pseudo-Denys l’Aréopagite - Mystiques chrétiens d’Orient et d’Occident - L’Europe catholique en crise - L’irrésistible expansion ottomane - Vers la formation de l’Europe moderne - L’Inquisition au service des souverains - La mystique rhéno-flamande et la Dévotion moderne - Du Christ souffrant à l’amant divin - Les soufis, mystiques musulmans - Une mystique juive : la kabbale - Regain d’intérêt pour l’Antiquité païenne en Europe - Vers un nouveau schisme au sein de l’Église catholique - Les Réformes de Luther et de Calvin… - … et leurs dérives - La riposte catholique en Espagne et dans les Pays-Bas - Guerres de religion et enjeux politiques - La Contre-réforme catholique : le concile de Trente - Mise en œuvre de la Contre-réforme - Les religions en Europe après le concile de Trente - Stabilisation de l’Empire ottoman

XVI. LE TEMPS DE LA COLONISATION La découverte de l’Amérique - L’Amérique avant Colomb - Aztèques et Incas - Des Indiens nus et cannibales - Missionnaires vs colons - Les jésuites en Amérique et en Extrême-Orient - Musulmans et hindous - Vishnou et Siva - Le culte hindouiste - Un monothéisme hindouiste : le sikhisme - Évolution du bouddhisme - Ésotérisme et ascèse : le tantrisme - Le bouddhisme tibétain - Confucianisme vs bouddhisme chinois - Les jésuites en Chine et la « querelle des rites » - L’Église de France face aux jansénistes et aux protestants - La Grande-Bretagne, de la guerre de religions à la paix religieuse - Expansion coloniale et guerres européennes - Un protestantisme de plus en plus multiforme - Église catholique vs savants - De Descartes à Newton - Et les Lumières furent… - De la libre-pensée au libertinage - À la recherche d’une morale indépendante de la religion - L’essor de la franc-maçonnerie - Le despotisme éclairé           

XVII. LE TEMPS DES RÉVOLUTIONS De la Révolution américaine à la Révolution française - De la Révolution à la Terreur - Du triomphe de la République à la chute de l’Empire - Chrétiens conservateurs vs « libéraux » - Un siècle de révolutions - Nationalisme et colonisation - De la révolution industrielle à la Deuxième internationale - Une Église catholique réactionnaire et revancharde - Une contre-Église socialiste - L’encyclique Rerum novarum - Léon XIII, un conservateur pragmatique - Pie X et la « crise moderniste » - Science vs religion - Naissance de l’histoire des religions - Philosophie et religion dans l’Allemagne du XIXe siècle - Protestantisme libéral et réaction romantique - Du positivisme… - … à la « religion de l’Humanité » - Rose-Croix, théosophes… - … et spirites - Le « réveil » protestant aux Etats-Unis - L’épopée des mormons - Des Adventistes du 7e jour… - … aux témoins de Jéhovah - Les religions des Afro-Américains - Du racisme… - … à l’antisémitisme - La riposte sioniste - La fin des Empires russe, ottoman et chinois

XVIII. LE TEMPS DES IDÉOLOGIES La Première Guerre mondiale et ses suites - Les bolcheviks et l’Église orthodoxe russe - De l’anticommunisme au fascisme - Pie XI, un pape assis entre deux chaises - Catholicisme vs « religions séculières » - L’opportunisme de Pie XII - Le Moyen et l’Extrême-Orient pendant l’entre-deux-guerres - Le christianisme dans l’Afrique coloniale - Science vs religion (suite) -La Deuxième Guerre mondiale en Europe… - … et dans le reste du monde - La « guerre froide » en Europe et la guerre tout court ailleurs - L’anticommunisme aux États-Unis, une affaire de religion ? - L’expérience des prêtres-ouvriers - Vatican II, espoir d’un nouveau souffle pour l’Église catholique - Une théologie qui sent le soufre - Naissance de l’État d’Israël sur fond de décolonisation - Israël, État-nation ou théocratie ? - Islamisme et socialisme arabe - Islamistes vs dictatures laïques - Vague évangéliste aux États-Unis et dans le monde - Prolifération de sectes… - … et engouement pour les religions exotiques - Renouveau charismatique catholique et Opus Dei - Jean-Paul II, pape superstar - Nationalisme, indépendantisme et religion - Le 11 septembre 2001, prélude à une nouvelle croisade - Le « printemps arabe » et ses suites - Islamisme vs laïcité - Radicalisation des musulmans en Europe occidentale - Foi vs science : le créationnisme - Un XXIe siècle obscurantiste ?

ÉPILOGUE

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