Voltaire

DARWIN DERANGE TOUJOURS...

Quand le Darwinisme reste dérangeant

Ouvrage collectif sous la direction de Charles Susanne

Contributions de Henri ALEXANDRE, Hossam ELKHADEM, Leo GOEYENS, Guy HOUVENAGHEL, Guy LENGAGNE, Rodolphe MARTIN, Gauthier NGUMBU, Rosine ORBAN, Olivier PRADIER, Charles SUSANNE, Martine VERCAUTEREN, Régine VERCAUTEREN DRUBBEL, Doris VISPOEL, Marcel VOISIN

Format B5 – 326 pages - ISBN 978-2-930698-39-7 – 25,00 €

Darwin cover PRESS.jpg   Toutes les civilisations humaines se sont interrogées sur l'origine de la vie et de l'homme et ont cherché à donner des réponses simples et rassurantes : la genèse est l'œuvre des dieux. Le biologiste, qui analyse la complexité de la vie et de sa genèse, peut par conséquent être dérangeant.

   Tout au long du 20e siècle, la théorie darwinienne de l’évolution est ainsi devenue le symbole d’un matérialisme scientifique à abattre. Avec la sélection naturelle, Darwin a proposé la meilleure hypothèse qu’il pouvait tirer de ses observations, elle a été confirmée par les découvertes scientifiques ultérieures, notamment avec les progrès de la génétique et de la biologie moléculaire.

   Depuis 2008, le groupe de réflexion Darwin réunit, sous la direction du Professeur Charles Susanne, des humanistes désireux de réfléchir à des problèmes de société et de diffuser le résultat de leurs réflexions vers un public le plus large possible. Après Bioéthique, un progrès pour l’humanité en 2012 et Transhumanisme, à la limite des valeurs humanistes en 2015, le groupe analyse les motivations des courants de pensée que les avancées scientifiques du Darwinisme dérangent outre mesure.

Le livre sera présenté en avant-première le samedi 4 mars 2017 lors du Colloque de la Laïcité, au Château du Karreveld, à Molenbeek, le samedi 11 mars 2017 lors de l'Après-midi littéraire laïque dédié aux éditions Memogrames, organisé par la Maison des Associations laïques de Braine-le-Comte, puis en France, au Salon du Livre de Bapaume, les 17 et 18 mars . Il sera également en vente, du 9 au 13 mars, à la Foire du Livre de Bruxelles, sur le stand 124 d'Espace de Liberté (Centre d'Action laïque). Parallèlement, le livre sera aussi mis en place progressivement en librairie, tant en Belgique qu'en France. Toutefois, les impatients peuvent le commander en direct chez Memogrames (offre réservée à la Belgique) en téléchargeant le bon de commande ci-joint.  

bon de commande du livre Quand le Darwinisme reste dérangeant.pdf 

L’interview du directeur de la publication, le Professeur Charles Susanne 

darwin3 (3).jpg Darwin reste-t-il dérangeant ?

Charles Susanne : Toutes les civilisations humaines se sont inter-rogées sur l'origine de la vie et de l'homme et ont cherché à donner des réponses simples et rassurantes : la genèse est l'oeuvre des dieux. Le biologiste, qui analyse la complexité de la vie et de sa genèse, peut par conséquent être dérangeant. Tout au long du siècle dernier, la théorie darwinienne de l’évolution est ainsi devenue le symbole d’un matérialisme scientifique à abattre.

N’est-ce pas la complexité du vivant qui dérange ?

Charles Susanne: L’approche de ce livre consiste à aborder la complexité du vivant par l’esprit scientifique. Elle est donc aux antipodes d’un point de vue proposant une intervention divine comme solution aux lacunes de nos connaissances. Le darwinisme est éloigné de tous les dogmes religieux. Avec la sélection naturelle, Darwin a proposé la meilleure hypothèse qu’il pouvait tirer de ses observations, elle a été confirmée par les découvertes scientifiques ultérieures, notamment avec les progrès de la génétique et de la biologie moléculaire. Plus les sciences progressent, plus les recherches deviennent pluridisciplinaires, plus elles corroborent les observations d’évolution darwinienne.

   Le biologiste substitue à la simplicité du dogme, à la stabilité rassurante de la création et à la certitude d'un être supérieur contrôlant l'évolution, du hasard perpétuel et un déséquilibre complexe. De la génétique à la paléontologie, de la biochimie à l'embryologie, de la géologie à l'éthologie, ..., toutes les disciplines scientifiques contribuent à établir les principes de l'évolution biologique.

 Et l’enseignement de l’évolution dérange-t-il aussi ?

 Charles Susanne : Enseigner l’évolution est essentiel dans la compréhension de la vie de tous les jours, tout autant que la chimie, la physique, la médecine. Cet enseignement doit être relatif aux principes et aux faits de l’histoire évolutive, mais aussi aux manières dont les hypothèses scientifiques sont testées.

   On ne peut plus enseigner la biologie sans parler d’évolution. Les oppositions à Darwin subsistent mais sont idéologiques, elles sont inexistantes au niveau scientifique mais elles le restent au niveau théologique.

   L’évolution s’oppose au créationnisme, qui ne peut tester ses croyances. Le créationnisme ne propose pas de sujets de recherche, et la science ne peut tester des évènements surnaturels, puisque ces agents surnaturels sont supposés pouvoir suspendre ou violer les lois naturelles. N’étant pas scientifique et ne pouvant être évalué scientifiquement, le créationnisme et le dessein intelligent ne peuvent être enseignés dans des cours de science.

 Mais ne faut-il pas parler aujourd’hui de néodarwinisme ?

 Charles Susanne: La théorie de Darwin de la sélection naturelle, comme « la conservation des variations accidentellement produites quand elles sont avantageuses à l’individu dans les conditions d’existence où il se trouve placé », sera précisée après Darwin au fur et à mesure du développement de la biologie moderne.

Le développement de la génétique a naturellement mieux défini les concepts de gènes et de mutations et donc, mieux défini les traits sur lesquels la sélection peut jouer. D’autres compléments à la théorie darwinienne ont été proposés comme l’évolution neutraliste ( Matoo Kimura), comme les équilibres ponctués (J. Gould) ou encore celle du gène égoïste (Richard Dawkins). Toutes ces avancées ne doivent pas être considérées, comme les créationnistes aiment le faire, en tant que disputes entre différents partisans de l’évolution. Elles montrent simplement que l’évolution n’est pas un « dogme figé », et que sa compréhension évolue au fur et à mesure des nouvelles découvertes scientifiques. Quoi de plus normal dans le monde de la recherche scientifique !

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Et l’être humain évolue-t-il ?

Charles Susanne : Un chapitre entier y est consacré. Depuis les années 1980, les progrès en génétique et l’émergence d’une nouvelle discipline, la paléogénétique, ont permis de reconstituer une partie de l’évolution des Homininés. Parallèlement, la découverte de nombreux fossiles durant ces deux dernières décennies a complété, mais a aussi fait remonter nos connaissances plus loin que la célèbre australopithèque Lucy. Ces deux éléments ont fait ressortir un nouveau constat : notre histoire est bien plus complexe que ce que l’on imaginait et, pour décrire le parcours de nos ancêtres, nous devons définitivement abandonner une vision « linéaire » simpliste et adopter un scénario « buissonant ».

   L’être humain n'est pas le but, ni la fin de l'évolution, il n'est pas au sommet d'une échelle par rapport aux autres espèces qui seraient nécessairement inférieures. Chaque espèce évolue pour survivre dans sa propre niche avec son propre mode de vie.

 

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