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BORDEL... un sociologue insoumis !!!

cover Bordel.png   Après deux romans (La Vagabonde et L’Extase au Bout du Chemin) et un récit maçonnique (La Fraternité bafouée), Georges Michels publie, chez Memogrames, un essai « sociétal » au titre provocateur : Bordel, où reste ce Progrès de l’Humanité ?   Les turbulences de notre monde, dont l’actuelle crise des migrants (conséquence tangible des conflits atroces qui défigurent le Moyen-Orient) et le tsunami de préjugés, de raccourcis, de xénophobie et de rejet de l’autre que cette crise soulève, interpellent l’auteur. Sociologue de formation, humaniste universaliste de conviction et franc-maçon proactif, Georges Michels s’interroge et nous interroge sur notre Humanité, son épopée, son psychodrame. Une Humanité au progrès chancelant, avec pour héros tant l’homme augmenté que l’homme substitué ou encore l’homme confetti qui se fait exploser en plein vol comme en pleine foule.

   Georges Michels ose, entre autres réflexions, une analyse courageuse et originale du phénomène de l’islamisme, totale corruption de la pensée islamique. Et nous suggère une dynamique visant à promouvoir une vision dépassant toute ethno-altérité. Dans le respect de Gaïa et de tout le vivant dont elle est la maison commune.

   Mohamed Sifaoui, journaliste, écrivain et réalisateur franco-algérien, expert reconnu en matière d’islamisme, préface l’ouvrage de son ami : « (…) Face à la question de l’islam politique, on constate notre échec collectif, une décennie après l’autre, car on ne combat pas le terrorisme islamiste militairement seulement, mais surtout idéologiquement. D’ailleurs, on ne devrait pas combattre le terrorisme seulement, mais davantage l’islamisme, sa doctrine nourricière. Chose que beaucoup d’observateurs éludent très souvent. Le présent ouvrage démontre justement en filigrane la nécessité de mener ce nécessaire combat idéologique. En un mot, de façon souvent drôle et subtile, ce livre, clair et informé, constitue, dans le contexte actuel, une contribution importante. (…) »

   In fine, Georges Michels nous propose une vision favorisant la ″convivance″, cette capacité des groupes humains (ou autres espèces animales) à cohabiter harmonieusement tant au sein d’entités locales que transterritoriales.

Genre : essai - Collection : Carnets de l’Olympe - Editeur : Memogrames

Parution : mars 2017 - Format : B5 – 240 pages

ISBN 978-2-930698-40-3 - EAN 9782930698403 - Prix TTC : 25,00 €

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L'INTERVIEW DE GEORGES MICHELS

Georges Michels - photo page cover 4.jpgBordel, où reste ce Progrès de l’Humanité ? Il s’agit là d’un titre bien provoquant, si pas racoleur pour un essai. S’il ne répond à aucune volonté mercantile, il doit être lié à une expérience, une lecture… ?

   Rien de commercial dans ce choix. Un choix tout simplement !

   Plutôt la suite logique, non d’une lecture, mais d’une écriture. Celle d’un premier essai, commis à l’aube de ce siècle, déjà dédié au progrès de l’Humanité. La suite logique également d’un regard jeté sur notre monde, sur les événements de tous ordres qui, depuis 15 ans, le bouleversent.

Quel public espérez-vous intéresser par vos réflexions ? Le grand public ou au contraire, une certaine élite ?

   Je n’aime guère ce terme d’élite, qui symbolise un entre soi que je trouve de bien mauvais aloi à notre époque. D’où, sans aucun doute, le côté par trop péjoratif que revêt actuellement ce mot. Elite intellectuelle… religieuse… économique… politique… Toutes se reproduisent de manière endogame, sont difficiles à pénétrer, tournées vers leurs seuls intérêts. Elles sont, en quelque sorte, le plafond de verre de l’ascenseur social alors que l’époque nous imposerait plus que jamais de rassembler ce qui est épars… Influencer ces ″élites″ serait d’une ambition que je n’ose avoir. Par contre, atteindre le ″Grand Public″ comblerait mes attentes. En particulier, si les jeunes devaient s’emparer de cet essai.

Pourquoi les jeunes ?

   La jeunesse est la principale concernée par les bouleversements sociétaux d’aujourd’hui. C’est à elle qu’incombe la tâche, le devoir envers l’Humanité, d’inventer le nouveau modèle social, celui qui sera le leur. C’est donc à eux d’agir et si les hommes politiques sont défaillants, c’est à eux de leur montrer la voie.

Avec quelle légitimité ?

   Celle de la réalité ! Ce sont les jeunes qui sont ou seront le plus directement confrontés aux réalités de l’homme augmenté grâce aux avancées scientifiques comme à celles de l’homme substitué grâce aux progrès technologiques.

Vous reconnaissez donc que le progrès de l’humanité est bien réel. Alors… ?

   Alors ? Si le progrès est indéniable, il n’est cependant que technologique. Il n’est pas celui qui devrait être : moral, éthique, humaniste.

   Le vrai progrès serait de voir humanisme et technologie progresser de pair !

Croyez-vous cette conjonction possible ?

   Je ne sais pas ! L’actualité caractérisée par les crises économiques, sociales, migratoires comme par l’exploitation des hommes et de la nature, les phénomènes populistes, la régression de la condition féminine, bref, le retour à des époques que l’on pouvait, il y a peu encore, croire révolues, cette actualité-là impose que nous ayons cette utopie. Seules les utopies permettent de changer le Monde.

Vous abordez les migrations en nous en proposant une analyse, comme vous nous communiquez vos sentiments sur les errances, entre autres, de l’Islam…

   Oui. Car elles illustrent toutes deux le monde bouleversé et… bouleversant qui est le nôtre. Un monde caractérisé par une série de régressions, on l’a dit. Par des replis sur soi, des drames humains liés au progrès technologique, à la recherche sans morale d’un profit immoral perdant toute valeur sociale…

Mohamed Sifaoui, expert reconnu du terrorisme islamiste, du dévoiement de l’Islam, a préfacé votre essai…

   Il me fait effectivement cet honneur.

   Mais soyons clairs : si l’Islam est aujourd’hui dans l’actualité, le monde n’est à l’abri du dévoiement d’autres religions, en particulier monothéistes. Aucune religion n’est, en réalité, innocente.

   Vous vous revendiquez Franc-maçon. Croyez-vous que, dans ce monde en plein chambardement, la Franc-maçonnerie, que vous égratignez au passage, soit toujours d’actualité ?

   Plus que jamais ! Elle tente de réunir des Hommes de tout horizon, de toute formation… Elle leur permet, en toute liberté, dans le respect de chacun, échanges et confrontations d’idées, réflexion sur les symboles, ce langage universel… Elle permet donc à chacun de forger sa philosophie du Monde. Mon reproche : sa timidité dans l’extériorisation. Ne devrait-elle pas, en effet, démultiplier les efforts individuels de ses membres dans la société ? Dans la nécessaire discrétion quant à l’identité de ceux-ci, discrétion dont Histoire et actualité démontrent à suffisance l’impérieuse nécessité. Ne confondons pas deux concepts bien différents. Discrétion et secret ne sont point synonymes.

Une conclusion ?

   Plutôt un souhait : que certains passages de cet essai sortent le lecteur de son confort intellectuel et le mènent vers une forme d’action en vue d’un vrai Progrès de l’Humanité. Celui qui, dans la conscience de l’interdépendance, mène au respect et à la solidarité. Entre les Hommes. Avec tout le vivant qui l’entoure dans notre maison commune, la Terre.

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