Voltaire

Lieutenant-Général Joseph LEROY

couverture Joseph LEROY.jpg   Luc Leroy n’est pas un historien professionnel, seulement un amateur éclairé et appliqué, scrupuleux dans ses recherches. L’influence érudite de sa mère et de son oncle d’une part, sa passion pour les voyages (il fut longuement chauffeur d’autocar et a parcouru à ce titre toute l’Europe), l’architecture, la culture et l’histoire d’autre part, et, enfin, sa curiosité pour un aïeul auréolé de son grade de Lieutenant-Général et un parcours militaire remarquable, l’ont amené à ce travail de longue haleine, mené pendant de longues années et qui aboutit enfin à ce livre très documenté, hommage d’un petit-fils à son grand-père dont il ne garde que le souvenir furtif d’une rencontre à Louvain : le vieux général lui avait offert un jouet… Un tank !  Rien de plus car Joseph Leroy est décédé en 1959 alors que Luc n’avait que trois ans.

   Ce livre est une aventure, la saga d’un homme qui s’est engagé à l’armée en 1900 et a vécu l’Histoire de la première moitié du XXe siècle. C’est l’ascension sociale de l’enfant illégitime d’une ouvrière qui entre dans une famille bourgeoise et finit par une invitation royale, avec le plus haut grade.

   C’est l’incertitude des réfugiés jetés sur les routes de l’exode par la barbarie de la guerre et comment la belle-famille de Joseph Leroy a vécu cela.

   Mais c’est aussi l’aventure d’un millier de photos que le petit-fils du Général cherche à expliquer, pendant quatre ans, et qui surfe, lit une centaine de livres, enquête, questionne et interviewe des cousines qu’il découvre, des riverains, des historiens amateurs et professionnels, etc.

   C’est une aventure palpitante où les photos délivrent (ou pas) leurs secrets au hasard des rencontres ou des lectures.

   Ce livre est un livre d’Histoire (il révèle quelques découvertes) mais surtout, c’est l’Histoire vue à travers les photos de Joseph Leroy, donc forcément incomplète, mais agréable à lire, car à taille humaine. C’est le livre d’une histoire dans l’Histoire.

 Joseph Ghislain Leroy est né à Luttre le 5 avril 1884, de Palmyre Marie Leroy, âgée de presque 24 ans, et de père inconnu. Dans les années 1920 (35 ans plus tard !), on priait encore pour la rémission de l’âme de Palmyre Leroy à l’Institut de l’Enfant Jésus de Nivelles. Palmyre se mariera plus tard avec François Negelbeens, journalier à l’Arsenal du chemin de fer à Pont-à-Celles, avec qui elle aura d’autres enfants : Irma, Julie et Marie. Jospeh fit ses primaires à l’Ecole Communale de Luttre et ses moyennes à Gosselies, faisant chaque jour le trajet en sabots, se faisant souvent emmener sur la charrette d’un paysan.

   En cette fin du dix-neuvième siècle, la vie ne doit pas être facile pour un enfant de père inconnu. D’autre part, un beau-père n’est jamais qu’un beau-père et leur relation était plutôt orageuse. Bref, vraisemblablement pour échapper à cette ambiance familiale pesante, il choisit de s’engager comme volontaire de carrière : dès ses 16 ans, en plein milieu de l’année scolaire, le 11 avril 1900. Il est versé dans l’infanterie au 6e Régiment de Ligne. Après un mois, le 7 mai 1900, il est nommé Caporal, puis Sergent le 21 octobre 1901. Cinq jours plus tard, le 26 octobre, une décision ministérielle l’admet à l’Ecole Militaire. À ce moment, il était sans doute à cent lieues de penser qu’il finirait avec le plus haut grade. Il y entre donc en section Cavalerie-Infanterie, le 18 novembre 1901.

   La suite de cette brillante ascension, de cette carrière exemplaire au service de son pays... au fil des 270 pages du livre qui paraît en ce début novembre chez Memogrames dans la collection Arès, sous un format 22 x 22 cm, illustré de près de 600 photographies et proposé en librairie au prix de 32 €. 

Référence ISBN : 978-2-930698-53-3, à mentionner à votre libraire habituel pour une commande aisée.

 

Brève interview de l'auteur...

Monsieur Leroy, comment vous est venue l’idée d’écrire ce livre ?

Par hasard ! A la mi-octobre 2013, à l’approche du centenaire de la première guerre mondiale, un historien et un conservateur de musée m’ont demandé : « C’est bien votre grand-père qui a commandé la caserne Trésignies à Charleroi ? » Comme j’ai confirmé, ils m’ont demandé des renseignements sur lui. J’ai donné ce que j’avais : peu, fort peu, juste des photos sans explications. Comme cela ne les satisfaisait pas, j’ai entrepris des recherches.

Et c’est alors que vous avez décidé d’écrire ce livre ?

Pas vraiment. Au départ, ce n’était que pour les aider, afin qu’ils puissent, eux, écrire s’ils le désiraient. Ensuite, on m’a demandé de rédiger des articles dans la revue du musée du 2e Chasseurs. Au bout d’un certain nombre d’articles, je me suis dit que cela constituait pratiquement un livre. J’ai alors compilé mes articles, je les ai fait imprimer dans un copy-shop et je les ai distribués dans ma famille. Ce n’est que devant les réactions enthousiastes de ma famille, d’une journaliste et de mon éditeur que j’ai sauté le pas.

Est-ce pour rendre hommage à votre grand-père que vous avez écrit ce livre ?

Tout d’abord, ce que j’ai voulu faire, c’est combler un vide, c’est faire œuvre de transmission. Quand j’ai commencé mes recherches sur sa vie, je me suis aperçu qu’il n’existait rien le concernant, sur Internet ou ailleurs. Après tout, c’était un personnage important, il était quand même général. Dorénavant, mon livre peut servir de base pour l’un ou l’autre historien qui a besoin de renseignements sur lui.

Accessoirement, c’est aussi un hommage. Il a eu une belle carrière (il a beaucoup souffert pour cela) : il pouvait en être fier.

Vous mettez deux sous-titres à votre livre. Commençons par le premier : Un demi-siècle, un général, deux guerres. Pouvez-vous développer ?

Après avoir écrit ce livre, je me suis rendu compte que mon grand-père s’était engagé en 1900 et que, pensionné, il avait encore participé à des cérémonies jusque vers 1950. Son histoire se confond donc avec l’Histoire de la première moitié du XXe siècle. Et, si j’ai évoqué ces moments historiques, je me suis concentré sur sa vie, laissant le soin à des spécialistes d’expliquer les tenants et aboutissants de ces évènements.

Votre second sous-titre est : Biographie du Lieutenant-Général Joseph Leroy et de ses proches. Pourquoi ne vous êtes-vous pas concentré uniquement sur la carrière du Général ?

Comme je vous l’ai dit, je ne pensais pas en faire un livre. J’ai collecté tous les renseignements que je trouvais pour faire d’une pierre deux coups : d’une part, décrire sa carrière (à des fins publiques) et, d’autre part, écrire la saga familiale (à usage familial). Par la suite, il m’a été impossible de scinder les deux car elles sont inextricablement mêlées. Et puis, entrer dans sa vie privée nous le rend plus proche, plus sympathique.

Comme vous le dites, il s’agit d’une saga familiale. Qui pensez-vous intéresser par ce livre ?

Justement, le côté humain de ce récit plaira beaucoup : c’est presqu’un roman ! Une journaliste m’a dit qu’elle avait trouvé cela « passionnant » : on est loin d’une austère biographie militaire. Et puis, il y a aussi les gens qui s’intéressent à l’histoire de leur ville : Charleroi, l’entité d’Ham-sur-Heure, Anvers, Luttre, Condé-sur-Noireau.

 

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