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Jules BOULARD en pays cathare...

Croisade_des_Pastoreaux_Britisch_Librairy.jpgAvec La Foi et la Cendre, Jules Boulard nous emmène au 13e siècle en pays cathare… Il s’est attaché, dans ce roman historique, aux motivations, à la démarche des croisés « du nord » plus qu’à l’évocation de la tourmente qui s’est abattue sur le Midi, très souvent racontée, commentée.

En suivant pas à pas les quelques personnages qui se retrouveront dans le sillage de Simon de Montfort aux sièges de Béziers, de Carcassonne et d’autres ci­tés ou châteaux, c’est tout le paysage humain de l’époque qui s’anime, ligne après ligne : les seigneurs et leurs vassaux, les « escholliers », les truands de la Cour des miracles, les nautes qui mènent leurs foncets sur la Seine et le Rhône, mais aussi les troubadours de l’âge courtois. Le lecteur est invité aux grands tournois de chevalerie comme aux cérémonies pieuses des Bonshommes cathares, dans une léproserie ou à la suite des premiers chirurgiens qui fonderont la faculté de médecine de Montpellier.

Une époque bouleversante, en vérité, quand se côtoient des moments d’émo­tion sentimentale profonde et des actions d’une brutalité sauvage, aussi féroce que cruelle… Une époque dont le souvenir peut encore faire frémir car, en dépit des progrès philosophiques, avec des moyens de mort nouveaux, sophistiqués, on s’aperçoit que l’homme pourrait – peut – très vite retomber dans les abominations du fanatisme, du délire de puissance comme de l’Inquisition…

Par souci d’authenticité, sachant que le langage est le meilleur témoin du temps et des peuples, l’auteur a glané et repris, ici et là, au fil des paragraphes, des mots du vocabulaire occitan d’autrefois et aussi du parler d’oïl du nord, car en ces siècles-là, le pays de France était divisé en deux grandes régions de langues différentes, avec tout ce que cela pouvait impliquer de particularités. En vérité, c’étaient deux civilisations qui étaient aux prises !

   « L’affaire de la Paix et de la Foi », ainsi qu’on désignait cette croisade, est de­venue l’affaire de La Foi et de la Cendre.

Jules BOULARD, La Foi et la Cendre - Roman historique

344 pages au format B5 - 27,00 €  - ISBN 978-2-930698-59-5

Diffusé en Belgique par Tondeur Diffusion, en France par Soleils Diffusion. Disponible sur commande à partir du 23 mai auprès de votre libraire en Belgique, à partir du 28 mai en France.

 

RÉSUMÉ

lutte-albigeois-prise-bezier.jpgL’Ardéchois Guilhem d’Arbeilhou, un peu malgré lui, après avoir servi de guide à un hérétique en fuite et avoir tué des soudards de l’évêque de Viviers lancés à leur poursuite, accompagne le troubadour Peyre Cardenal qui est aussi un émissaire du comte de Toulouse Raymon VI à travers les Corbières et le Tarn. Il a pour mission de raviver les liens de vassalité des seigneurs occitans et d’apporter leur appui au comte qui refuse d’obéir au pape Innocent III quand celui-ci lui intime l’ordre de condamner les hérétiques de son territoire. Devant ce refus, le légat Pierre de Castelnau excommunie Raymon VI, mais l’abbé est assassiné au moment où Cardenal et d’Arbeilhou les rejoignent à Saint-Gilles du Rhône, en janvier1208.

Quand il apprend cette nouvelle, le pape décrète la croisade contre les hérétiques du Midi occitan, qu’il intitule « L’Affaire de la Paix et de la Foi ». Tous ceux qui y participeront non seulement verront leurs péchés pardonnés par indulgence, mais en outre ils pourront se saisir des biens des hérétiques et de ceux qui les protègent. Pour éviter de voir ses domaines « en préhense », Raymon VI se soumet et accepte de participer à l’expédition, notamment contre son neveu et vassal, le vicomte de Trancavel, seigneur de Béziers, Carcassonne et Albi.

La nouvelle de la croisade parvient dans le Nord de la France, mais le roi Philippe Auguste refuse d’y participer sans toutefois interdire à ses grands vassaux de réunir « l’Ost », ce service militaire féodal de quarante jours.

Robert de Lanvaux, étudiant à l’école collégiale de Beauvais, quitte pour quelques jours son gîte et son amie Genette, pour retrouver ses aînés au château familial et participer à un grand tournoi organisé par le comte de Montfort L’Amaury. Il y blessera à mort, accidentellement, un chevalier, le jour-même où un légat, Jacques de Vitry, vient prêcher la croisade. Le comte Simon de Montfort décide d’y participer, et avec lui, ses chevaliers.

Entre-temps, Girard, un autre « eschollier », ami de Robert, mais parti étudier à Paris, est mêlé à une affaire de vol, menée par les truands de la « Cour des Miracles » au détriment de « La Marchandise de l’Eau », la Guilde qui perçoit le péage de navigation fluviale. Séquestré par les truands, il ne devra d’échapper à la mort, après plusieurs épreuves, qu’en faisant partie de leur bande, en dépit de la désapprobation du chef, Aubert-le-Trou qui ne peut lui pardonner de les avoir dupés en dissimulant le trésor du vol. Lors d’une nouvelle rixe, Girard est arrêté par les sergents du roi, mais, malade, emmené à l’Hôtel-Dieu.

Au retour du tournoi, Robert de Lanvaux apprend que Genette s’est enfuie de chez elle, après avoir été abusée par un clerc, Decius d’Alba, il jure de la venger et part à sa recherche, vers Paris. Là, le roi Philippe Auguste a décidé de se débarrasser des truands en leur accordant une amnistie devant sa Justice à la condition de rejoindre la croisade. Ce sera aussi ce à quoi Girard sera contraint après avoir été récupéré par des compagnons, et grâce à l’influence du prévôt de « La Marchandise de l’eau » à qui ils ont restitué le trésor… moyennant récompense.

Le petit groupe des compagnons auxquels Robert est venu se joindre, n’échappera provisoirement à la hargne vindicative d’Aubert-le-Trou et ses suppôts qu’en remontant la Seine et l’Yonne, grâce à l’appui de la Guilde, et puis en rejoignant l’Ost par le Rhône, en juin 1209, jusqu’à Beaucaire. Au fil des jours, pour des raisons et dans des circonstances diverses, plusieurs membres quitteront le groupe, et c’est une petite équipe de huit personnes que messire Godefroy, un des frères de Simon de Montfort, embauchera pour assembler et manœuvrer les machines de siège.

Car la croisade s’est mise en route et arrive devant Béziers en juillet 1209. La ville sera réduite par l’assaut inopiné des truands emmenés par Aubert-le-Trou, et ses milliers d’habitants tués. Viendront ensuite le siège de Carcassonne et les exactions des « croisés », excités par la hargne verbeuse de Decius d’Alba, devenu dominicain avant d’être inquisiteur.

Guilhem d’Arbeilhou, lui, assiste à la tragédie sans trop en comprendre les raisons religieuses et politiques. Il hésite entre deux attitudes : ou il rejoint ceux qui luttent contre l’invasion ou il évite les massacres en quittant Albi, avec son amie Alaïs d’autant plus que ses compétences de maçon lui donnent l’occasion d’œuvrer à la construction des monuments gothiques, en plein essor.

Girard et les compagnons qui lui restent, car certains sont partis et d’autres ont été tués, ne peuvent admettre la férocité, la cruauté de la campagne qui se poursuit après l’hiver, en 1210, contre les cités de Bram et de Minerve, d’autant plus sanglantes que la résistance se renforce contre l’Ost qu’ils cherchent à quitter pour vivre selon leur conscience. Mais, s’ils ont pu se débarrasser d’Aubert-le-Trou, ils n’en restent pas moins suspects de félonie aux yeux de Simon de Montfort et de l’âme damnée de la croisade, Decius.

Si l’histoire de ce roman s’achève en 1210, la croisade, elle, durera encore près de trente années et l’extermination des hérétiques « cathares », menée par l’Inquisition, un siècle environ.

 

L'INTERVIEW DE L'AUTEUR

PB171109b - Copie.jpgIl semble que ce nouveau roman soit assez différent des précédents ouvrages que vous avez signés…

   Oui, d’une certaine façon, puisque nous quittons les terres wallonnes pour parcourir la France et nous aventurer dans le Midi. De même, nous quittons l’époque moderne pour explorer des temps lointains, en l’occurrence, le 13e siècle, et que cela donne l’occasion de découvrir quelques aspects des langages de l’époque. Néanmoins je reste fidèle à une option fondamentale : rendre hommage aux gens simples, c’est-à-dire évoquer la vie « au ras du peuple ». Notez également que ma démarche d’auteur m’entraîne dans des expériences d’écriture et littéraires chaque fois différentes.

Oui, nous y reviendrons, mais pouvez-vous nous donner quelques indications sur le sujet du roman – car c’est bien d’un roman qu’il s’agit, n’est-ce pas ?

   Assurément, c’est un roman dans la mesure où bon nombre des personnages sont imaginaires… et en côtoient d’autres bien réels. Mais c’est un roman historique parce que leurs destinées respectives sont liées à des faits, des événements authentiques en des lieux connus, dans une période précise dont l’histoire, mais aussi la légende et même le folklore se sont saisis.

Oui… Mais encore… le sujet ?

   Il s’agit du contexte dramatique et des préalables de ce que l’on a appelé par erreur « La croisade contre les Albigeois » mais qui, à l’époque, fut désignée par l’expression « L’Affaire de la Paix et de la Foi ». Je précise qu’il s’agit de l’expédition militaire lancée, au début du XIIIe siècle, par le pape de l’époque, Innocent III, contre les hérétiques dits « cathares », dont la religion « dissidente » se répandait de plus en plus largement dans le Midi.

C’est une histoire qui a déjà fait couler beaucoup d’encre et suscité pas mal de thèses et de romans. Ne craignez-vous pas de vous perdre dans cette abondance ?

   Ma démarche est fort différente de ce qui s’est fait jusqu’à présent. Oui, beaucoup d’ouvrages, et même d’excellents, ont été écrits sur ces événements, mais tous mettent en perspective une vision très « occitane ». Je voudrais, dans ce livre, faire apparaître davantage les motivations et les circonstances qui ont poussé « ceux du nord » à se lancer dans ces expéditions ravageuses. Cette approche m’a donné l’occasion de découvrir de nombreux aspects de la société féodale de ce temps, de m’interroger et de me rendre compte que la vision scolaire qu’on en donne habituellement présente pas mal de lacunes et même d’erreurs.

Les péripéties militaires, les bûchers, dans toute leur cruauté, sont bien connus, fallait-il encore revenir sur ces années terribles ?

   En effet, ce furent des années terribles et souvent d’une cruauté qu’on a peine à imaginer. Je me suis interrogé sur les causes de cette férocité. Je voulais savoir comment et pourquoi des humains en arrivaient à s’entretuer, à allumer des bûchers et y jeter d’autres personnes, femmes et enfants qui ne leur avaient causé aucun mal. Pour ne prendre qu’un exemple : la prise de Béziers s’est faite en un seul jour par la ruée de milliers de truands et de routiers qui précédaient l’armée proprement dite des chevaliers et de leurs hommes d’armes. Ces truands, pourquoi et comment étaient-ils là ? Il y avait bien entendu ceux que la progression des troupes entraînait au passage ; mais il faut aussi tenir compte de tous ceux dont le roi Philippe Auguste avait débarrassé Paris, en leur promettant l’amnistie s’ils partaient en croisade. Cette information m’a tout naturellement amené à parcourir les bas-fonds parisiens de ce temps, et la célèbre « Cour des Miracles ». C’était une populace sans foi ni loi, sans pitié, qui n’a pas hésité à tuer des milliers de personnes dans l’église Sainte-Madeleine et à mettre le feu à la cité. Et cette fureur-là, on peut sans doute l’expliquer en partie par la frustration de n’avoir pu piller Montpellier par où ils étaient passés auparavant…

Quelle est alors, dans ce type de démarche, la part de l’historien et celle du romancier ?

 160412_Livre-toi__Jules_BOULARD.jpg  Je réponds souvent aux amis historiens qui parfois me reprochent d’avoir pris quelques libertés, que s’ils ont, eux, comme charge, de nous faire connaître l’histoire, le romancier, lui, se donne pour mission de la faire aimer. Soit dit en passant, ce sont des ouvrages comme ceux de Hugo et d’autres écrivains romantiques qui ont remis ces études au goût du jour et entraîné le sauvetage et la restauration des monuments que nous pouvons encore admirer aujourd’hui.

   Or, à mon avis, une des meilleures façons d’atteindre cet objectif, c’est de réveiller, ranimer ce passé, en mettant en scène la vie même, le vécu, le quotidien, sous forme de récit, dans nos ouvrages. Un autre exemple. Les barons du nord sont partis vers le midi avec leurs « chevaliers »… Qu’est-ce que cela représente ? Nous ne connaissons guère de la chevalerie que ses aspects idéalisés de la société courtoise, par rapport aux « Dames » à qui s’adressait leur amour platonique. C’est une vision restrictive, peu réaliste, car ces chevaliers étaient pour la plupart de véritables rustres, brutaux à tous points de vue : il faut mettre en scène un tournoi sous tous ses aspects pour s’en rendre compte. Je le fais dans

mon livre. Alors, pour répondre plus précisément à la question, je dirai que mes personnages imaginaires, romanesques, sont les liens qui permettent de passer d’un moment à un autre, d’une situation à une autre, en incarnant les différentes catégories sociales de ce temps, en les illustrant par l’exemple.

Vous mettez aussi en scène des étudiants… en plus des chevaliers.

   Oui, des « escholliers ». Là, nous touchons à l’analyse de l’ouvrage. Il y a plusieurs choses à dire à ce propos. Tout d’abord, il y a la réalité : nous sommes au départ de ce qui deviendra l’université de Paris, et aussi à l’époque des écoles collégiales, où enseignent des maîtres qui remettent en cause le dogmatisme de la scolastique. Ensuite cela me permet de faire agir et dialoguer des personnages autres que des rustauds, capables d’analyser, de se poser des questions, de discuter… Et ainsi de faire valoir des points de vue, des jugements sur « l’Affaire » proprement dite et ses commanditaires, et même de développer une réflexion sur les valeurs établies. C’est également le début de la célèbre faculté de médecine de Montpellier – où, soit dit en passant, Rabelais étudiera ! Là se retrouveront les plus doctes de l’époque, venus de tous les coins de la Méditerranée, avec leurs théories et méthodes particulières, parfois en conflit. Mais, chose bien utile pour un auteur, les étudiants ainsi que la masse des goliards, ces clercs défroqués, par définition intellectualisés, peuvent tenir des discours critiques sur les événements.

Cela vous a amené à entreprendre de nombreuses recherches et à réajuster votre opinion en bien des domaines. Y en a-t-il un qui vous ait particulièrement interpellé ?

   Oui, je travaille sur ce sujet depuis près de dix ans. J’ai beaucoup lu et, grâce à internet, j’ai eu accès à des informations autrefois réservées aux chercheurs universitaires. Beaucoup de choses sont à présent à la disposition de chacun. C’est prodigieux, exaltant, même enivrant car d’une trouvaille on rebondit vers une autre à ne se pouvoir arrêter. Des thèses sont publiées, des textes originaux… Ainsi, par exemple, on peut consulter de nombreux rapports de la terrible Inquisition. Il y a des découvertes qui m’ont particulièrement interpellé. Deux d’entre elles me viennent spontanément à la mémoire : l’insécurité générale qui régnait sur le pays à cette époque, pour des causes diverses qui tout en justifiant les châteaux forts et les murailles que l’on retrouvait partout ne manquent pas de pousser à s’interroger sur ce qu’on désigne comme « civilisation courtoise », en vérité très idéalisée, loin de la réalité. L’autre concerne la navigation fluviale et le commerce qu’elle drainait, avec tous les droits, privilèges et contraintes qui s’imposaient de Paris jusqu’aux Bouches du Rhône, j’ai beaucoup aimé les informations sur les flux commerciaux, les pratiques diverses et les types d’embarcations utilisées.

Quelque chose de particulièrement pittoresque ?

   Oui. Comme je l’ai signalé, la Cour des Miracles dans le Paris de Philippe-Auguste. C’est une époque de grands travaux, la grande enceinte, les portes, les ponts… J’ai découvert ce que signifiaient certaines expressions comme « Payer en monnaie de singe » … Et c’est aussi le grand chambardement avec le pavage des rues au moyen de larges dalles appelées « carreaux » … Les chutes, les plus petites, étant réservées aux rues mal famées, la rue Saint-Sauveur, et celle qu’on appellera la « rue des Petits Carreaux », refuges de truands. C’était la « Cour des Miracles » avec ses pratiques invraisemblables … Il y a eu aussi les maladreries, les grands tournois, la construction et l’utilisation des « abilements », ce sont les machines de siège…

Revenons à ce que vous avez dit au début vous parliez d’expériences d’écriture et littéraires chaque fois différentes. Qu’entendez-vous par là ?

   Je suis un auteur plus curieux d’expériences d’écriture diverses qu’à la recherche d’un style particulier, personnel. Même si beaucoup de lecteurs me reconnaissent dans un certain plaisir du beau langage, des descriptions, des évocations, chacun de mes livres explore un genre à partir d’une démarche différente. C’est le cas – pour ne prendre que deux ou trois exemples – dans un roman qui se développe en deux intrigues et techniques de récit parallèles, un autre dans lequel récit et introspection se complètent sous une formulation parfois poétique, j’ai beaucoup appris également et découvert une autre forme de créativité, en passant, dans la narration, du passé au présent. Pour cet ouvrage-ci, je suis les traces de plusieurs personnages entraînés vers la campagne militaire de « l’Affaire ». Venant de milieux différents, ils n’ont pas les mêmes repères, les mêmes projets… et pourtant ils convergent vers les mêmes drames. En outre, dès le départ de cette nouvelle aventure d’écriture, j’ai pris le parti d’un certain pittoresque linguistique car il me semblait inapproprié de raconter des faits du 13e siècle dans un langage classique ou actuel. J’ai donc cherché à retrouver un tour de phrase plus ancien, une langue colorée comme on imagine qu’elle l’était au moyen-âge. Qui plus est, parce qu’à l’époque, la différence entre les parlers d’oïl et d’oc était encore patente, je suis allé glaner dans ces deux parlers lointains un vocabulaire significatif, aujourd’hui oublié, que je me suis plu à glisser dans le récit et dans les dialogues. Tout en veillant à ce que le contexte en permette une compréhension aisée.

 Alors, comment souhaitez-vous que les lecteurs abordent votre livre ?

   C’est un roman, certes, mais c’est d’abord un roman « historique » – la chose est précisée sur la couverture. Cela signifie qu’on peut y trouver des réponses à la curiosité éprouvée par certaines personnes lors de voyages dans le Midi, où l’on est très souvent confronté à l’évocation culturelle et folklorique de ces temps lointains, terriblement dramatiques. Le romancier a beau jeu d’imaginer des réponses à des situations, des faits, restés mystérieux. Mais c’est aussi l’occasion d’une réflexion sur des événements d’autant plus troublants qu’ils sont basés sur des attitudes que l’on connaît encore à l’heure actuelle comme les fanatismes, l’intolérance, le délire de puissance, la volonté d’hégémonie, la cruauté… Enfin, pour terminer sur une note plus gaie, c’est aussi un hommage à la langue française, dans sa jeunesse, très riche, très colorée, savoureuse.

Télécharger le dossier de présentation du livre :

 dossier de presse Jules BOULARD - La Foi et la Cendre - éd. Memogrames - coll. Les Médiévales.pdf

 

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