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  • LA Grande Guerre des Soignants

    Le Journal du Médecin en parle...

       Après plusieurs interviews du Docteur Patrick Loodts et sa fille Isabelle, co-auteurs de l’essai historique La Grande Guerre des Soignants, en radio (RTBF La Première) dans les semaines qui suivaient la parution du livre, ainsi que plusieurs articles dans la presse quotidienne, c’est au bimestriel des seniors Plus Magazine (N) de mai-juin) de consacrer un coup de cœur à cet ouvrage de 576 pages dédiés aux médecins, infirmières et brancardiers impliqués dans le conflit de 1914-1918. Parallèlement, Le Journal du Médecin (bi-hebdomadaire réservé aux médecins généralistes et spécialistes) du 8 mai dédie une page entière au sujet : sous le titre Soigner au cœur de la guerre, le docteur Philippe Caspar écrit notamment : « La première guerre mondiale fut totale, les états belligérants jetant toutes leurs ressources humaines, industrielles, scientifiques – l’inventeur des gaz de combat, Fritz Habler, n’obtint-il pas le Prix Nobel de chimie ? – dans le conflit. La littérature est considérable. Assez curieusement toutefois, l’engagement des services de santé dans ce conflit a rarement été étudié.

       Médecins, infirmières et brancardiers furent pourtant de tous les champs de bataille. La Belgique n’échappa pas à cette mobilisation. Coup de projecteur sur le livre extrêmement bien documenté de Patrick Loodts et Isabelle Masson-Loodts, La Grande Guerre des Soignants (…) »

       Évidemment, ce livre n’exige pas d’être médecin ou personnel soignant pour être lu. Quiconque s’intéresse au conflit de 1914-1918 et aux conditions de vie des hommes et des femmes qui y prirent part d’une façon ou d’une autre y trouvera son compte. Pour une présentation plus détail de ce livre, cliquez sur sa couverture dans la colonne de gauche du présent écran (rubrique « catalogue en ligne »).

       Paru en janvier 2009 dans la collection Arès de Memogrames (collection dédiée à la mémoire des temps de guerre), cet ouvrage est disponible au prix de 32 € chez de nombreux libraires, essentiellement en Belgique ou peut y être commandé (en France, précisez au libraire que notre diffuseur/distributeur est Soleils Diffusion, 23, rue de Fleurus – 75006 Paris). Il est également en vente à la boutique du Musée Royal de l’Armée et d’Histoire militaire, Parc du Cinquantenaire, à Bruxelles ou encore à celle du Mémorial de Verdun. Enfin, vous pouvez nous le commander directement via un mail à memogrames@yahoo.fr . Le livre vous est adressé sans frais d’expédition via transporteur en Belgique et la poste (envoi ordinaire) en France. Attention : pas de chèque, uniquement virement national ou international vers notre compte bancaire en Belgique. La facture est jointe à l’envoi.  

    Patrick Loodts & Isabelle Masson-Loodts, La Grande Guerre des Soignants (Médecins, infirmières et brancardiers en 1914-1918), 576 pages format A5, préface du directeur général du Musée Royal de l'Armée, Dominique Hanson, nombreux documents photographiques inédits ou rarissimes, 32 € TTC - ISBN 2-930418-40-0

  • Nouveau dans la collection Arès

    La Grande Guerre des Soignants

    Médecins, Infirmières et Brancardiers en 1914-1918

    Le livre du Docteur Patrick Loodts et d'Isabelle Masson-Loodts est disponible en librairie ou en direct. Votre libraire peut vous le commander via Memogrames en Belgique et Soleils diffusion en France. Pour un achat futé en direct auprès de l'éditeur, adressez-nous un mail afin de nous réclamer notre offre promotionnelle sur l'ensemble de notre collection Arès. Nous vous enverrons un document au format PDF reprenant nos offres et les instructions pour votre commande à prix promo...

     grandeguerre pour webAvec plus de 9 millions de morts et de 23 millions de blessés, la « Grande Guerre » restera dans l’Histoire comme un de ses événements les plus meurtriers. Si le premier conflit mondial se termina en 1918 sur un bilan humain désastreux, c’est qu’à la violence des combats s’ajouta l’usage de nouvelles armes : les gaz et obus furent à l’origine de nombreux morts mais aussi de graves séquelles physiques et de profonds traumatismes psychologiques…

       Au début de la guerre, les services de santé de l’armée belge se révélèrent insuffisamment préparés à l’afflux des blessés provoqué par cette guerre que l’on comparera volontiers à une boucherie. Pour venir en aide aux gazés, gueules cassées, et autres traumatisés de guerre, des hommes et des femmes retroussèrent leurs manches : des instituteurs deviendront brancardiers, des épouses et des mères se feront infirmières, des curés et des sœurs ne se contentèrent plus de prier pour les hommes mais travailleront à soigner leurs corps mutilés…

       La Médecine connut durant cette période de nombreux progrès, tant techniques que dans l’organisation des services de santé sur le front ou dans la formation des infirmières.  Les femmes, en particulier, jouèrent un rôle capital dans cette évolution, et gagnèrent par là même les premiers pas d’une autonomie et d’une liberté qui ne cessera plus de grandir ensuite.  Les noms de l’infirmière Edith Cavell ou d’Elisabeth de Belgique, la Reine Infirmière, s’inscri-vent en bonne place dans la mémoire collective, auprès de ceux du Docteur Depage, fondateur de l’Hôpital de l’Océan, ou du Britannique Docteur Chavasse, dont le courage fut récompensé d’une double Victoria Cross… D’autres noms, nombreux, ont sombré dans l’oubli : le propos de cet ouvrage est de les remettre en lumière. Au travers de cette recherche sur les médecins, infirmiers et brancardiers de la première guerre mondiale, la petite histoire, celle des hommes et des femmes, de leurs familles, de leurs amours, de leurs idéaux et souffrances, rejoint la grande Histoire, celle de l’Humanité, de ses folies, violences et vicissitudes, mais aussi de son courage et de son formidable potentiel à se mobiliser pour soigner et apaiser les souffrances.

    L’INTERVIEW DES AUTEURS

    Comment vous est venue l'idée de faire des recherches sur le monde médical durant la Grande Guerre ?

    Patrick Loodts :  Il y a une quinzaine d’années, j’ai découvert le carnet de campagne de René Glatigny, grand oncle de mon épouse. Ce document était accompagné de la copie de toutes les lettres qu'il avait envoyées à sa marraine de guerre, une jeune française, institutrice comme lui. Décédé le 23 septembre 1918, lors de l'offensive finale alliée, ce jeune instituteur laissait ainsi à la postérité un émouvant témoignage de son quotidien de caporal brancardier devenu sergent aspirant officier durant la guerre de 1914-1918. Ces écrits m'ont interpellé depuis de nombreuses années : pourquoi et comment notre société occidentale accepta-t-elle un véritable holocauste, le sacrifice de toute sa jeunesse ? Je n'ai pas de réponse à cette grande interrogation et je crois qu'il est impossible d'en trouver une qui soit complète, exacte et définitive simplement parce qu’il nous est impossible d’appréhender totalement la mentalité d'une époque bien révolue. Une chose est cependant certaine, indiscutable et demeurera éternellement une vérité : cette guerre fut une véritable folie qui imposa aux jeunes Européens un univers dantesque. Pour la première fois de façon si intense et si longue, la société a détourné les convictions religieuses de ses membres, l'attachement légitime des hommes à leur terroir au profil d'une œuvre destructrice et barbare. Si Freud est le père de la psychanalyse pour les individus, la psychanalyse des collectivités attend encore toujours ses premiers théoriciens. En attendant leurs venues, il est nécessaire de ne pas oublier les travers qu'à connu notre civilisation.

    Est-ce une période importante pour l'évolution des soins médicaux ?

    Patrick Loodts : C’est autour de cette période qu’est née la médecine moderne : la guerre permit des avancées technologiques dans les soins, particulièrement dans la lutte contre les microbes et la revalidations des grands mutilés.

    Isabelle Masson-Loodts : C’est notamment durant la Grande Guerre que l’on s’est rendu compte qu’il fallait injecter préventivement le sérum anti-tétanos aux soldats blessés, même lorsque leurs plaies semblaient réduites et de bon pronostic. En Belgique, on sait que si le tétanos n’a pas disparu au fil de la guerre, la mortalité qu’il engendrait a pu être fortement réduite : le docteur Mélis fait état de 54 décès en 1914 contre 13 en 1915, 3 en 1916, 4 en 1917 et 12 en 1918… Ces observations ont sans doute participé à la mise au point d’une prévention efficace et généralisée de la population, ce qui sera le cas à partir de 1927 et de l’invention du vaccin antitétanique par Gaston Ramon. On a aussi, durant cette période, entrepris de nombreux progrès sur le plan de l’hygiène, en se rendant compte que celle-ci était un facteur de prévention de nombreux maux tels que la tuberculose, le typhus exanthématique, la gale. Certains chercheurs, comme le Français Alexis Carrel et l’Anglais Henry Drysdale Dakin, ou encore comme le célèbre Alexander Fleming, permirent de grandes avancées concernant la chirurgie de guerre et particulièrement le traitement antiseptique des plaies. C’est aussi durant cette période que la radiologie acquit ses lettres de noblesse : Marie Curie elle-même se rendit à l’hôpital de Poperinge avec sa voiture radiologique. La guerre de 1914-1918 fut incontestablement le terrain d’expérimentations médicales au sens noble du terme : il ne s’agissait pas pour les médecins d’essais gratuits. Ces derniers ont pris très au sérieux leur mission de sauver des vies et d’alléger les souffrances. On peut le constater dans le domaine de la chirurgie reconstructrice comme des soins psychiatriques, deux domaines dans lesquels les scientifiques, confrontés à des traumatismes dont l’ampleur était inédite, progressèrent, certes lentement à tâtons, dans leur prise en charge.

    Quelle place jouera la Belgique dans cette évolution ?

    Isabelle Masson-Loodts : La Belgique de l’époque comptera plus d’une personnalité dont le nom restera inscrit dans l’Histoire de la Médecine. S’il ne fallait en citer qu’une (mais elles sont bien plus nombreuses à être reprises dans notre livre), ce serait celle du docteur Antoine Depage, chirurgien bruxellois qui sera le créateur et directeur de l’Hôpital de l’Océan, à L a Panne : cette structure médicale montée de toutes pièces et dans l’urgence, avec le soutien de son épouse et de la Reine-Infirmière Elisabeth, fut reconnue internationalement dès cette époque comme un lieu d’avant-garde de la recherche médicale ! Le Docteur Depage participa activement à la professionnalisation des infirmières : c’est lui-même qui fit appel à Edith Cavell pour diriger son école d’infirmières, la première école laïque du genre en Belgique. On pourrait aussi parler du docteur Maurice Duwez, en tant qu’auteur d’un témoignage exceptionnel de son vécu de médecin de bataillon, au cœur des tranchées. Son livre « Jusqu’à l’Yser », publié sous le nom de Max Deauville, reste un ouvrage de référence.

    - Quels seront les grands changements que ces professions vont connaître au cours de cette période ?

    Isabelle Masson-Loodts : -Au début de la guerre, certaines professions médicales comme celle de brancardier ne jouissent d’aucun véritable statut ni de formation… encore moins d’une véritable considération. Au fil de la guerre, les brancardiers vont acquérir de la reconnaissance au fil des actes de bravoure qu’ils commettront. On s’apercevra de l’utilité de leur présence sur le front pour stabiliser les blessés avant de les envoyer vers l’arrière pour être opérés. On assiste à la naissance d’un véritable métier. Il en va de même pour les infirmières : ce métier, en se professionnalisant et se développant, fut en outre un accélérateur de l’émancipation des femmes.

    - Quelles personnalités en particulier vous ont touchés ?

    Isabelle Masson-Loodts : - J’ai particulièrement été émue par deux témoignages : celui de Jeanne de Launoy, infirmière à l’Hôpital de l’Océan aux côtés du célèbre docteur Depage. C’est une personnalité attachante, une femme moderne, avec un sens critique aigu, et de l’humour ! Elle nous fait vivre avec intensité le quotidien de l’hôpital, la cohabitation avec les « matrons » anglaises, la difficulté à faire face à la souffrance qui est partout. Elle a des mots lucides et durs sur les atrocités qu’elle traverse avec tous ceux qui seront mêlés à cette guerre :  « Il reste (…) cet esprit égalitaire qui nous fait estimer à présent un être pour sa seule valeur personnelle, sans égards pour sa situation ni son nom ! Notre nouvelle conception de la vie va nous faire payer par la solitude d’âme notre passage dans la fournaise parce que beaucoup ne nous comprendront plus ! ». On retrouve aussi beaucoup de cette humanité dans le récit de José Simone, un brancardier essayiste, qui publia après guerre son « Carnet d’un brancardier » : en le lisant, on est transportés sur le front, confronté à l’horreur des obus qui tuent et défigurent, à la peur que les brancardiers doivent affronter pour secourir les blessés au péril de leur propre vie. Ses écrits ébranlent ceux qui s’y plongent et mériteraient d’être réédités !

    - En quoi cette recherche, ce livre, ce regard sur la période de 1914-1918 est-il moderne ? Pourquoi l'étude de cette période peut-elle nous être utile ?

    Patrick Loodts : Le service de santé de l’armée française vient de publier un livre sur son histoire pendant la Grande Guerre. Au même moment notre livre paraît. Il ne s’agit sans doute pas d’un hasard ! Après avoir longtemps glorifié les « combattants », au fil des nonante ans qui se sont écoulés depuis la fin de la grande guerre nos citoyens se sont progressivement éloignés du piédestal sur lequel ils avaient placé le héros guerrier. Si l’on continue pourtant à aimer nos anciens de 14, c’est aujourd’hui pour des raisons toutes autres. Le héros n’est plus d’abord un héros armé mais un homme dévoué à ses frères. Cette évolution de notre mentalité vient en grande partie des centaines d’écrits de simples soldats exhumés récemment de nos greniers. Cette redécouverte du passé des combattants survient nonante ans après l’armistice. Il fallut tout ce temps parce que les générations antérieures conservaient trop d’images de guerre en mémoire ! Se plonger dans les écrits aurait immanquablement ravivé les souffrances de la guerre qu’ils voulaient oublier ! Ce fut la génération de l’an 2000 qui n’avait pas connu la guerre qui osa les relire. Ces témoignages écrits plus émouvants les uns que les autres nous ont fait entrevoir une génération d’hommes (et de femmes) qui surent, quoi qu’on en dise, sacrifier l’entièreté de leurs intérêts personnels pour leur collectivité. Les historiens modernes de la grande Guerre ont évidemment étudié ce phénomène : si le nationalisme exacerbé, la société hiérarchisée, la discipline militaire intransigeante, la haine de l’ennemi sont certainement des facteurs qui ont, sans aucun doute, influé sur la mentalité du combattant, ils sont à eux seuls incapables d’expliquer le courage, l’endurance, la patience, l’esprit de dévouement dont fit preuve la majorité des soldats de nos armées. L’exemple des militaires non armés des services de santé est à ce sujet très parlant : les Soignants de la Grande Guerre montrèrent le plus souvent un dévouement et un courage à tout épreuve malgré la très mauvaise considération dont ils jouissaient au début de la guerre de la part des autorités militaires ! Le courage de nos ancêtres, quel que soit le niveau social auquel ils aient appartenus, ne doit pas être oublié. Il est d’un autre temps et il nous paraît aujourd’hui véritablement surhumain. Plus que jamais, la société individualiste qui est la nôtre doit pouvoir, devant les grands défis qui l’attendent, se souvenir que dans l’union et par le courage, il est possible de traverser l’enfer !

    -À qui s'adresse ce livre ?

    Isabelle Masson-Loodts : À chacun d’entre nous ! Aux médecins, infirmières et brancardiers d’aujourd’hui, bien sûr, mais aussi aux passionnés d’histoire… Ainsi qu'aux enseignants et à leurs élèves. Il serait dommage que quelqu’un ne se plonge pas dans ce livre en pensant que l’histoire de la médecine durant cette période est l’affaire de spécialistes ou de passionnés uniquement : c’est un chapitre de notre histoire à tous, qui permet à chacun de se rappeler à quel point l’Homme est capable du pire et du meilleur. En ce sens, c’est un ouvrage humaniste, qui à lui seul est une belle aventure humaine !

  • La Grande Guerre des Soignants

    Une nouveauté dans la collection Arès...

    grandeguerre pour webEn cette fin janvier 2009, la collection Arès (dédiée à la mémoire des temps de guerre) s’enrichit d’un nouveau titre, La Grande Guerre des Soignants. Cet ouvrage de 576 pages au format A5, abondamment illustré de documents photographiques souvent inédits, évoque de manière fouillée et originale la vie des médecins, des infirmières et des brancardiers impliqués dans le conflit mondial de 1914-1918.

    Le Docteur Patrick Loodts fut médecin militaire avant de se consacrer à la médecine du travail. C’est aussi un passionné d’histoire, d’histoire médicale et d’histoire militaire. Le site Web qu’il a créé voici plusieurs années pour partager le fruit de ses recherches, ainsi que les nombreuses conférences qu’il a données sur le thème lui ont assuré une notoriété évidente auprès des passionnés de la guerre 14-18.

    La complicité de sa fille Isabelle lui a permis de répondre à la sollicitation de Memogrames. L’ouvrage qui paraît est assurément une contribution essentielle et originale à la connaissance de la vie dans les tranchées et à l’arrière du front de ce qu’on qualifia pompeusement de « Grande Guerre »…

    Ce n’est d’ailleurs pas un hasard si le directeur général du Musée Royal de l’Armée et d’Histoire militaire, Dominique Hanson, initialement réticent face au travail d’un non historien, a accepté de préfacer l’ouvrage.

    Le livre est disponible auprès de toute bonne librairie, tant en Belgique (diffusé par Memogrames) qu'en France (diffusé via Soleils Diffusion et Distribution). Il est vendu au prix de 32 €. Pour aider votre libraire à le commander, précisez-lui le code ISBN : 2930418-40.

     

  • Barbaries allemandes en août 1914

    Réédition du livre de Paul-Denis NAVEZ, l'Âme allemande

    l'âme allemande24 août 1914. Troupes allemandes et françaises s’affrontent en divers lieux de la Lorraine belge. À l’issue de sanglantes batailles, les soldats du Kaiser se rendront coupables d’atroces barbaries à l’encontre des populations civiles, sous le fallacieux prétexte de francs-tireurs belges. Ce fut notamment le cas à Musson (commune du Luxembourg Belge, entre Virton et Arlon) et dans les hameaux voisins : 268 maisons et l’église incendiées, des arrestations arbitraires et 56 exécutions sommaires, ainsi que la déportation en Allemagne de 240 Mussonnais, dont six ne reviendront pas. Des comportements dignes des Nazis de la Seconde Guerre mondiale et qu’on qualifierait aujourd’hui de « crimes contre l’humanité »… Des barbaries dûment planifiées et systématisées, puisque commises dans d’autres localités aussi (Ethe-Belmont, également en Gaume, ou Dinant, par exemple).

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       Parmi ces déportés mussonnais, Paul, Denis Navet, un instituteur, a vécu dramatiquement la tragédie du 22 août 1914 et la captivité qui s’en est suivie. Il fut interné dans les camps de Ohrdruf, Hassenberg et Holtzminden et ne regagna Musson que le 28 juillet 1915. De sa déportation en Allemagne, il a ramené de minuscules papiers sur lesquels, d’une écriture serrée, il relatait ce qui allait devenir son livre, L’âme allemande, qu’il publia à Arlon en 1919 en un millier d’exemplaires sur le pseudonyme de P.-D. Navez.

      Aujourd’hui, Paul-Denis Navez n’a plus de descendance directe et personne à Musson, même parmi les plus anciens, ne peut l’identifier sur les photos des Mussonnais déportés. Par contre, un de ses concitoyens, acquérant la maison où avait vécu l’instituteur-écrivain, a retrouvé et sauvé de la destruction nombre de documents manuscrits de celui que les Allemands avait dénommé le « Haupt* des francs-tireurs » (*le chef) en raison, probablement, de son aura d’instituteur, de ses talents d’organisateur et de sa connaissance de l’allemand, qui en faisait un interlocuteur désigné pour leurs geôliers.

          90 ans après la fin de la « Grande Guerre », qu’il conviendrait de qualifier de « première grande boucherie » de l’histoire de l’humanité, avec des millions de morts à son passif, nous estimions salutaire de rééditer un témoignage tel celui de Paul-Denis Navez et de le compléter de quelques documents inédits. C’est chose faite : le livre est sorti de presse et sera proposé en primeur aux Mussonnais ces 3, 4 et 5 octobre 2008, dans le cadre de la Foire du Livre de Musson.

       Le texte paru en 1919 est reproduit intégralement, mais le livre, préfacé par le bourgmestre de Musson, Michel Yans, comporte aussi une notice biographique de Paul-Denis Navez, ainsi que plusieurs extraits instructifs ou croustillants de son journal, tenu durant toute la guerre, après son retour de captivité en 1915, ou encore les discours qu’il prononça en sa qualité de premier président de la société des anciens déportés mussonnais, en 1919 et en 1921.

    Devant Eglise Musson

       À noter que la réédition de ce témoignage est accompagnée d’une exposition de photographies (une trentaine de photos d’époque montrant Musson après sa destruction volontaire par les Allemands) préparée par le Photo Club local, complétée de plusieurs vitrines où seront présentés pour la première fois le manuscrit de l’Âme allemande, les feuillets de notes ramenés clandestinement de captivité et d’autres documents personnels de Paul-Denis Navez.

     Paul-Denis NAVEZ, L’Âme allemande étudiée dans le désastre de  Musson (22 août 1914) et la captivité qui s'en est suivie. Éditions Memogrames 2008, ISBN 2-930418-43-5 – Prix TTC : 20,00 €

  • Médecins, infirmières et brancardiers en 1914-1918

    De longue date, le Docteur Patrick LOODTS s’est intéressé à l’action des médecins, des brancardiers et des infirmières durant le premier conflit mondial, de 1914 à 1918. Il a régulièrement donné des conférences sur le sujet et mis en ligne nombre d’articles passionnants sur son website. Memogrames lui a proposé d’aller plus loin, en consignant cette extraordinaire épopée médicale en temps de guerre dans un livre.

    cover Grande Guerre des soignants

       L’ouvrage, au format A5, rédigé en partenariat avec sa fille, Isabelle Masson-Loodts, une journaliste indépendante, compte plus de 500 pages et réunit de nombreuses illustrations inédites ou pour le moins ignorées du grand public. Il sortira de presse début décembre. La Grande Guerre des Soignants sera le 3e titre de la collection Arès, dédiée à la mémoire des temps de guerre. Il sera aussi disponible en librairie et chez Cora et pourra constituer un excellent cadeau sous le sapin de Noël pour tous les passionnés de la Grande Guerre et/ou de l'histoire médicale.

       Avec plus de 9 millions de morts et de 23 millions de blessés, la « Grande Guerre » restera dans l’Histoire comme un de ses événements les plus meurtriers. Si le premier conflit mondial se termina en 1918 sur un bilan humain désastreux, c’est qu’à la violence des combats s’ajouta l’usage de nouvelles armes : les gaz et obus furent à l’origine de nombreux morts mais aussi de graves séquelles physiques et de profonds traumatismes psychologiques…Au début de la guerre, les services de santé de l’armée belge se révélèrent insuffisamment préparés à l’afflux des blessés provoqué par cette guerre que l’on comparera volontiers à une boucherie. Pour venir en aide aux gazés, gueules cassées, et autres traumatisés de guerre, des hommes et des femmes retroussèrent leurs manches : des instituteurs deviendront brancardiers, des épouses et des mères se feront infirmières, des curés et des sœurs ne se contentèrent plus de prier pour les hommes mais travailleront à soigner leurs corps mutilés…

       La Médecine connut durant cette période de nombreux progrès, tant techniques que dans l’organisation des services de santé sur le front ou dans la formation des infirmières.  Les femmes, en particulier, jouèrent un rôle capital dans cette évolution, et gagnèrent par là même les premiers pas d’une autonomie et d’une liberté qui ne cessera plus de grandir ensuite. Les noms de l’infirmière Edith Cavell ou d’Elisabeth de Belgique, la Reine-Infirmière, s’inscrivent en bonne place dans la mémoire collective, auprès de ceux du Docteur Depage, fondateur de l’Hôpital de l’Océan, ou du britannique Docteur Chavasse, dont le courage fut récompensé d’une double Victoria Cross…D’autres noms, nombreux, ont sombré dans l’oubli : le propos de cet ouvrage est de les remettre en lumière. Au travers de cette recherche sur les médecins, infirmiers et brancardiers de la première guerre mondiale, la petite histoire, celle des hommes et des femmes, de leurs familles, de leurs amours, de leurs idéaux et souffrances, rejoint la grande Histoire, celle de l’Humanité, de ses folies, violences et vicissitudes, mais aussi de son courage et de son formidable potentiel à se mobiliser pour soigner et apaiser les souffrances.

  • A PARAITRE PROCHAINEMENT...

    Memogrames a édité 3 nouveautés à l'occasion de la Foire du Livre de Bruxelles et du Salon du Livre de Paris 2008, à savoir :

    ·         un roman sociétal et sentimental, Pixels Colorés, du Namurois Maurice HEMBISE (coll. Hélios);

    ·         un roman social inédit de l'écrivain prolétarien Eugène MATTIATO, La Babel des Ténèbres, évoquant la condition des mineurs au lendemain de la 2e guerre mondiale (coll. Vulcain);

    ·         un recueil de rituels et poèmes maçonniques du poète Charles VERFAILLE, La Légende des Trois Amis (coll. Carnets d'Hiram).  

    Dans les mois à venir, d'autres titres sortiront de presse. Nous pouvons dès à présent en dévoiler quelques-uns :

    Louison et les malades de la pesteLouison et les malades de la Peste, une nouvelle de Marianne Vanhecke illustrée par Annick Piron, en partenariat avec l'Hôpital Notre-Dame à la Rose, à Lessines. Ce livre conforte notre partenariat avec ce magnifique musée, entamé en 2006 avec la publication du recueil de nouvelles du même auteur, intitulé Ces Dames de l'Hôpital Notre-Dame à la Rose et paru en français et en néerlandais. Louison paraîtra également dans une version néerlandaise. L'ouvrage sortira de presse mi-juin afin d'accompagner l'exposition temporaire consacrée à la peste que le musée lessinois organise de fin juin à fin octobre.

    Monsieur Wang, magicien chinois du ping-pong belge, un ouvrage de Jean Lafleur évoquant le parcours de l'entraîneur chinois de l'équipe belge de tennis de table. Ce livre prolonge l'ouvrage 75 ans de ping-pong en Belgique, paru en septembre 2007.

    Médecins, Brancardiers et Infirmières dans la Grande Guerre, du Docteur Patrick Loodts et de sa fille, Isabelle Masson-Loodts, un imposant ouvrage sur les aspects médicaux du premier conflit mondial, en 1914-1918.

    Les Empêche-pipi, de Jacky Legge. La réédition, revue et largement augmentée, d'un petit livre paru en 2003 et qui évoque ces particularités architecturales placées dans les angles d'immeubles afin de décourager les vilains d'y venir uriner en toute tranquillité.

    milo et sa compagneMilo, un roman historique de la Namuroise Frédérique Baudoux, mettant en scène les Gaulois de nos régions (particulièrement les Aduatuques) en pleine résistance face à Jules César et ses légions. Un ouvrage passionnant, mais savamment documenté et respectueux de la réalité historique. Un véritable hommage à ces Belges d'avant les Belges… On est loin de la caricature bédéenne et du carton-pâte de certaines superproductions cinématographiques ! Plutôt du "Christian Jacq" celtique, diraient certains…